8 mois d'interim... déjà... ? Quoi, mon projet d'entreprise ?
Oui en effet, le boulot n'est pas (très) intéressant.
Je viens de passer les 30 ans cet hiver, et je me suis rendu compte que cela faisait depuis 3 ans que j'étais retourné en Belgique, que j'habitais chez mes parents (ouaip!). Demain est un autre jour, et finalement cela se transforme en mois, et puis en saisons, voire années... la précarité en d'autres termes... un paradoxe. Un clochard dans la vie active... dont la seule satisfaction devient son compte en banque en positif, renfloué par d'autres sources que l'état :-)... on ne sait pas trop ce qui va se passer le mois prochain (un crash boursier ?...) ; soyons prudents... j'aimerais m'acheter une maison, une moto, trouver une femme, faire des enfants... aversion du risque... Comment ? Aversion du risque ? Tom, c'est quoi ce b*rd*ll ? Tu te fais avoir par le système !!!
Bref, j'ai l'impression de me réveiller à temps - léthargie pas très positive pour le moment. chaque journée qui passe, ne sera plus jamais récupérée...

Ce week-end a été un grand tournant ; j'ai retrouvé l'inspiration et la force pour m'y remettre. J'attendais que ce moment revienne - il a été provoqué par un jeune (qui semblait avoir tout compris à la vie / au business - un peu style "petit c*n" qui sort d'école) qui voulait m'engager dans sa boîte de recrutement (chasseur de tête), pour faire du recrutement... beaucoup de boîtes de recrutement apparemment cherchent aujourd'hui du personnel... bienvenue dans la nouvelle société "d'intermédiaires" où on vous demande juste d'ouvrir la bouche pour enfoncer la cuillère de yaourt.
"Dans votre CV, vous n'avez absolument rien prouvé", "néanmoins, j'aime votre profil".
J'ai avalé poliment (je reste toujours calme, perdre la face, non, pas trop mon style)... il a malheureusement raison - mon projet n'a pas (encore) décollé.
Je garde la foi - ce projet, c'est le seul truc qui me fait triper de toute façon - dur d'acheter mon âme. Je garde la foi, mais je dois garder la tête froide, l'équilibre (business is business), même si ce truc, ce n'est pas du business, ça fait partie de moi, de ma vie (je confirme).
8 mois bénéfiques - très bénéfiques.
En gros :
- j'ai terminé ma relation avec mes associés informatiques du nouveau monde (un mois de cela). Ca ne rimait plus à rien cette histoire.
Leçon n°1, ne plus travailler avec des informaticiens que l'on ne peut pas secouer manu militari ; les mails, ça ne sert à rien (pas comme la corbeille). L'outsourcing, c'est bien pour les boîtes qui ont des thunes et peuvent se permettre d'envoyer un expat, ou de faire des allers-retour toutes les semaines. Loin du regard, loin du coeur. if you give peanuts, you get monkeys. etc. etc.
Je suis à la recherche de nouveaux informaticiens (on verra, en effet mon plan de développement a légèrement changé... plus d'infos au prochain épisode)
- je suis parti à la Silicon Valley.
ouais monsieur, je suis parti là-bas, pour une conférence spécialisée sur LE domaine - c'était en novembre. Que des experts et des fabricants de software du monde entier - je me suis rendu compte que je m'y connaissais pas mal dans mon domaine (ça réconforte). J'ai découvert aussi de nouvelles approches par rapport à "mon" secteur. Franchement, je suis tenté d'y retourner. J'ai rencontré des gens de qualité là-bas (cultivés et ouverts d'esprit) - Stanford/ Berkeley, ce sont des p*t*ins d'université, avec des cerveaux qui savent communiquer (le nerd, geek qui fait du surf). L'état d'esprit "San Francisco Bay Area" est bon, positif, travailleur - atmosphère à première vue d'entraide et de compétence. Drôle de se dire que ce petit lopin de terre finalement contrôle Internet (la plupart des réseaux sociaux (comme par ex. myspace, facebook, orkut, hi5, friendster), proviennent tous de ce coin-là...
Et pourquoi pas à partir de la Wallonie, dirait Marcourt...? mmmh, question qui devrait faire l'objet d'un prochain article...
- j'ai considéré (et suis toujours en train de considérer) d'autres opportunités d'affaire. Différemment. Avec des personnalités bien scannées et testées - clinique, sympa ou non, je m'en fous, je recherche telle ou telle compétence, le reste, c'est accessoire. J'ai jugé des projets selon des critères de rentabilité, de faisabilité opérationnelle, d'investissement - le fun devant toujours être présent, mais moins sur le premier plan - même si on ne me verra pas sur un projet immobilier. Tellement d'erreurs que j'ai commises et que je retrouve chez d'autres (réconfortant de remarquer que je n'en n'avais pas le monopole)...
oui, j'aime cette atmosphère d'entrepreunariat - le seul hic de ce blog, c'est que comme je me dévoile sans pudeur, je me vois mal de rencontrer du monde dans la vie réelle via ce médium... peut-être que l'on s'est déjà serré la main, lors de ces innombrables événements organisé par la région wallonne... ? Malheureusement, vous ne me reconnaîtrez pas. Mieux comme ça (lâcher son sac, ça fait du bien). Disons que je vous trouverai ...
- j'ai pris des vacances (c'est bête mais j'en avais besoin) - le recul, je n'en n'avais plus.
UNE RESOLUTION : MAINTENANT, C'EST POUR LE METTRE EN PLACE CE FOUTU PROJET, et qu'il rapporte du pognon aussi (mais ça, c'est facultatif finalement - je veux juste que le système marche). Certaines de mes statistiques sont encourageantes par ailleurs...









