mardi, octobre 31, 2006

sources de revenus (estimations)

En préparation du plan financier, je travaille pour le moment de manière plus pointue sur les sources de revenus potentielles.


Ce blog est par ailleurs un test en lui-même sur l'une de ces sources en tant que telles (Adsense) - cela me permet de mieux comprendre l'un ou l'autre mécanismes (celui-ci est quelque peu intéressant). De plus, le prix au clic n'est absolument pas stable et évolue constamment - c'est un problème plutôt lourd lorsqu'il faut opérer des prévisions fiables.

Un autre problème réside également dans la représentativité de ce blog par rapport au service gratuit qui sera mis en ligne pour Janvier. Clairement, si ce dernier est représentatif, cette source de revenu n'est clairement pas profitable. Les forums donnent pas mal d'indications par rapport à cela - à voir... bienvenue dans le monde des statistiques pures...

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lundi, octobre 30, 2006

micro-crédit (solution?)

La solution de financement provisoire serait dans le micro crédit.
Le crédit-pont pour la somme que je désirais n'est pas possible, il faut dés lors que je me rabattre sur le micro-crédit... L'idée n'est pas bête.


il y aurait également une possibilité avec les fonds de participation. On met 5000 Euros et on reçoit 25000 Euros de prêt de l'état. Ce prêt est remboursable, et non gratuit. Néanmoins, si on s'est planté, qu'on peut prouver que l'on a tout fait pour éviter ce plantage, c'est bon, l'état ne demandera pas le remboursement. subsides publics en Belgique et en Europe

J'ai coupé toutes les dépenses, cassé un contrat (pour un outsourcing dans un pays où ça coûte moins cher) et postposé mes paiements. Il s'agit d'un moment fragile, un moment où tout-le-monde était indispensable à la bonne marche du projet... bref, encore heureux que j'ai toujours tout négocié au plus bas, cela m'aura éviter pas mal de problèmes !
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vendredi, octobre 27, 2006

délais de paiement (solution)

crédits-pont ne marchent que quand il s'agit de montants de plus de 25000€.
Il est vrai qu'aucune banque ne prêterait de l'argent pour une petite somme comme 6500€.
J'ai réussi à trouver un arrangement avec mes prestataires.
Une petite avance maintenant, la suite au moment où je reçois l'argent (avec 10% en plus - équivalent supérieur du crédit, mais que je peux justifier auprès des donneurs de subsides).


Le deal est accepté.
C'est un des avantages de traiter avec des amis aussi, même s'il y a également clairement des inconvénients...
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jeudi, octobre 26, 2006

subsides et crédit - pont

Le paiement effectif des subsides traîne.


Après discussion avec la responsable des subsides, il me semble que je vais devoir prendre un crédit pour financer mon développement - le problème est que les frais bancaires ne sont généralement pas couvert par ces subsides. Négociation avec les banques qui va devoir s'opérer... pff... sans parler de cette pression après signature qui va gaiement s'incruster...
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mardi, octobre 24, 2006

2 employés qui ne s'entendent pas...

2 employés qui ne s'entendent pas et qui doivent travailler ensemble - tous 2 ne s'étant jamais vu et travaillant à 10 000 km de l'un de l'autre...

Les 2 sont sûrs d'être dans la boîte - un choix s'est opéré pour ma part sur qui va rester.


Le problème est que ces 2 profils doivent travailler ensemble. il n'y a pas eu de communication. Mon associé n'a même pas daigné lui parler - ce qui me laisse dans une situation où je dois jouer l'intermédiaire. Non-spécialiste technique, imaginez donc les problèmes qui surgissent.

Vendredi, il y a une deadline. Tout le graphisme des pages stratégiques doit être livré.
Une personne bloque l'avancée - le graphiste qui ne travaille pas sérieusement et ne travaille que quand il ne le désire.

La faute ?
Moi - encore trop laxiste et sympa. Une paye correcte, mais moi qui n'était pas à la hauteur. Ceci dit, depuis un mois, les choses changent.

Voici un exemple d'email envoyé.
L'email est neutre, pas trop tranchant (j'ai pris soin d'éviter toute syntaxe aggressive) avec une ouverture complète sur toutes les possibilités (bye bye est clairement entrevu).

----
1er email envoyé


"boss",

auj je ne suis pas disposée à bosser pour ton projet, je verrai ça demain ou
arpès demain,

"Graphiste"


----
ma réponse


Ecoute "graphiste",

J'ai besoin d'avancer maintenant... Je ne peux pas indéfiniment me plier à tes horaires - ça fait plusieurs semaines que le travail retarde, et quand j'ai besoin de toi, ce n'est "jamais" possible pour l'une ou l'autre raison. Il est vrai que tu es grippée, mais bon, ça fait depuis 2 semaines, et je ne peux plus attendre.
Vendredi est une première limite de livraison pour des pages stratégiques, et demain est impossible pour moi.

Hier, c'était bien pourtant - on avait réussi à bien avancer (le "pré-graphisme" a bien fait avancer les choses)... même si on est toujours à un état d'avancement très limité.

Cela fait 2 semaines que je fais du graphisme pour essayer de faire avancer le Schmilblik - 2 semaines que je n'ai pas pu m'occuper d'autre choses - ce qui n'est "pas bon" pour le business.

Dis-moi.

Boss

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lundi, octobre 23, 2006

et les subsides de l'état ? (lettre ouverte)

Voici une lettre concernant des subsides en région de Wallonne.


Je désire juste attirer l'attention de ce ministre sur un certain type de subside pour lequel ma candidature a été acceptée. Le problème est qu'il doit personnellement signer un papier pour permettre le payement effectif de ces subsides.
Ça fait depuis Juillet que mon dossier traîne, et nous sommes presque en Novembre. Apparemment, avec tous les congés et élections au programme, je pourrais attendre Mars si j'ai de la chance...
Point négatif : je vais être en cessation de payement par rapport à mes prestataires (faillite avant d'avoir commencé, bien...). Je dois ralentir au maximum.
Point positif : j'ai le temps de trouver d'autres sources de financement, et la possibilité dés lors de ne plus être lié à la région Wallonne.

Bon la lettre est très polie (peut-être un peu trop) - je l'ai envoyée sur son blog personnel (facile à trouver). J'espère qu'il la lira et qu'il comprendra. Apparemment, c'est vraiment qqn de bien et d'intelligent. Il a de bonnes idées encore. Bien que je serais plus d'une trempe libérale, je dois reconnaître que bien qu'étant socialiste, il a de bonnes initiatives..


"
Bonjour Mr. le Ministre,

C'est par hasard que j'ai découvert votre blog, je suis d'accord avec votre point de vue concernant les jeunes et la vie économique ; votre action me semble tout-à-fait pertinente.

Vous vous occupez personnellement non seulement de grands projets (vous négociez vous-même avec Bernie Ecclestone, les projets de clusters économiques,... ce projet-ci), mais également de plus petits. Je trouve ça sincèrement admirable.

Cela démontre réellement votre engagement sur la vie économique à tous les échelons, et me conforte sur la justesse de votre vision.

Vous signez même les bourses de préactivité de 12 à 15000 Euros. Sachez que cette aide est vraiment importante pour permettre aux projets modestes de devenir concrets, engager, et pourquoi pas devenir une PME.

Il faut compter la jeunesse dans l'avenir de la Wallonie, il faut aussi compter sur la transmission du savoir-faire économique, encourager l'esprit d'entreprise des wallons, et leur permettre concrètement d'y arriver (il y a vraiment des profils de qualité et motivés dans les pépinières et incubateurs (semi-)publics Wallons).

Il s'agit néanmoins d'un stade souvent fragile - l'échec est tellement présent dans la mentalité ici, et l'investissement tellement important au départ :
- un an, deux ans de chômage, c'est pas bon pour le moral (et la crédibilité) - dans mon cas, je considère ça comme un investissement (les autres me traitent de profiteur - je baisse la tête, mais je tiens bon) pour faire avancer ce projet ("peu importent les moyens"). Une preuve d'humilité ?
- un entrepreneur en Communauté française vient de Mars, il est soit fou, soit stupide, soit il n'a pas le choix (car personne ne veut le recruter)
- abandonner un projet, est très facile ("trop dur, trop difficile" on y est vite)
- prendre un emploi (de qualité "moyenne" ok, mais comme tout le monde en a un, on s'y fait) et obtenir un salaire tous les mois est beaucoup plus confortable.

Refaire de la Wallonie une région de premier plan au niveau économique - c'est possible (il y a énormément de success story dans le monde à ce sujet) ! j'y crois en tous les cas.

Je suis certain aussi que parmi ces 2500 jeunes, il y en a qui ont des projets d'entreprise, des futurs patrons peut-être qui créeront de l'emploi pour ces futurs 2500 jeunes dans 20 ou 30 ans.

Je fais partie de ces jeunes qui veulent créer (en tous les cas humblement j'essaie)... et je suis heureux que toutes ces aides soient présentes. J'ai réussi à obtenir la bourse de préactivité il y a quelques mois. Cet argent va pouvoir me permettre d'enfin payer tous les services que j'ai pris pour ce plan d'affaire en région Wallonne. Je vous avouerai que ma position est très fragile pour le moment, mais j'y crois.

Bon courage pour cette fin d'année (la mienne dépendra), et en tous les cas comptez sur moi pour les législatives.

Sincères salutations,
"John F"
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dimanche, octobre 15, 2006

management, management et management (1)

Cela commençait toujours comme ça dans ces séances d'initiation à l'entreprenariat : "quelles sont les 3 points les plus importants ?"
"- le management
- management
- & le management"


Ils n'avaient pas tort,... je me rends compte en effet que l'on peut avoir l'idée la plus géniale, mais si on n'a pas les bons partenaires (issu d'un recrutement sérieux), avec la bonne crédibilité, ce sera plutôt dur d'y arriver.

On sous-estime souvent le contact humain dans ces business, la manière de se présenter, la manière de présenter l'idée, la manière de jauger l'investisseur en face de soi. Il me semble qu'il s'agit de qqch de très européen, et très important à des stades initiaux de développement, pour des montants plus modestes (€300 000 maximum)... Chose qui m'a lair fort différente de l'autre côté de la Manche et Atlantique...

(Regardez-donc sur youtube les séquences de Ali G en discussion avec des financiers newyorkais (en anglais). Approcher les plus grands, leur dévoiler votre plan très simplement, leur montrer que vous êtes passionné par votre plan. Ca les intéresse, ils continuent la discussion - ça les intéresse pas, ils se barrent. Sous un certain angle, cette idée pourrait marcher ; quand l'on mange des cornets de glace dans la rue, porter des gants spéciaux pour ne pas avoir la glace qui colle les doigts... Ridicule à première vue...
imaginez des gants fins, à moins de 10cts à la fabrication, imaginez qu'ils soient aussi comestibles, imaginez une campagne "rumeur" comme quoi le fait d'avoir les doigts qui collent par la glace, amassent tous les microbes en chemin et augmente drastiquement le nombre de maladies de la peau, imaginez qu'ils soient accessible chez tous les vendeurs de glace. Supportez le tout par des chiffres sur la consommation de glace aux USA, le marché du plastique, l'exclusivité avec tous les marchands de glace dans la rue... bon je vous l'accorde, il y aura d'autres points en intérrogation ; comment les marchands de glace sont-ils structurés ? Les marges sont-elles suffisamment importantes ? Frais de distribution pas trop important ? Bref il faudrait un pro de la logistique et des achats, et tout le business plan sera basé là-dessus...)

Votre passé sera décortiqué, vos actions précédentes examinées à la loupe,... on ne donne pas une somme d'argent sans le plus de garanties possible (en tous les cas, je ferai de cette manière)... sauf aux USA apparemment où on a l'air d'accueillir le premier na
Ce blog par exemple, en dépit de mon anonymat affiché et de ma non-transmission volontaire, sera trouvé par les financiers avec qui je serai en discussion (facilement par ailleurs) - s'ils ne la trouvent pas, c'est que ce ne sont pas des gens sérieux, ou que mon projet ne les intéresse que moyennement, ou encore que mon équipe est remplie de nazes (ce dont évidemment je doute :-) et qu'ils cherchent quelqu'un d'autre pour la mettre en place. De toute façon "sachez messieurs, que j'ai le luxe de ne pas avoir besoin de vous (aaaaah ce que j'aimerai penser ce genre de chose)".

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samedi, octobre 14, 2006

vivre dans ses rêves, ou réaliser ses rêves ?

Large question que l'on doit toujours se poser en tant qu'entrepreneur.

Souvent on est seul, et on ne désire que rencontrer des gens qui soient dans la même mouvance. Les amis changent, du moins ceux qui ne comprennent pas pourquoi il faudrait vivre ce genre d'aventure... d'ailleurs, je pense qu'il faut s'en écarter qqpeu également.

A certains moments, on doute - ça fait partie du jeu ; s'il n'y avait pas de doutes, il y aurait de l'inconscience. On prend toujours un risque, le fait de le réaliser, c'est prendre du recul, c'est démontrer une certaine distance. Ce risque, c'est le fait de miser son temps et son argent (car on met toujours de l'argent hors de sa poche) et de ne pas le retrouver dans le futur. Un PARI.

Le problème est que certains entrepreneurs sont tellement seuls (car non entourés ou mal entourés), qu'ils dérapent et s'enfoncent dans des idées fantasmagoriques. La réalité et la projection de celle-ci s'entremêlent ; tout comme dans un casino, où inlassablement on met des pièces dans ce bandit-manchot avec toutes ses lumières et sons hypnotisants, complètement en dehors de toute réalité, de toute valeur, "car on sait pertinement que cela va sortir" !

Le fait d'être têtu est clairement une qualité ici bas. Néanmoins. tout est dans la juste mesure - avoir les personnes de qualité autour, qui soit vous disent :"c'est mauvais", soit"j'y crois, j'y met du temps".

Réaliser ses rêves est une chose, mais se regarder dans la glace et s'imaginer devant cette audience de 300 financiers, capital risqueur (ou "capitaux risqueurs" comme disent certains:-) se battant pour mettre de l'argent en est une autre.
Sur terre, il faut payer un loyer, amortir sa voiture, partir en week-end, nourrir sa famille - je suis heureux de ne pas avoir d'obligations aussi lourdes.
Dans le cas contraire, je ne sais pas si j'aurais pris ce risque... disons que mes réserves de guerre auraient été rapidement dilapidées, et je ne me serais jamais laisser le temps de m'y mettre à fonds. A corps ou coeur perdus.

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mardi, octobre 10, 2006

revirement

J'ai l'impression d'avoir appris cette semaine, de m'être senti "plus adulte".

Après une longue discussion avec ce partenaire stratégique en passe de quitter, nous sommes arrivé à un accord. Un deal positif pour le projet, qui rechange complètement la donne. Un deal qui renforce d'autant plus le projet.


On s'est agrandi (on a recruté du monde - même avec les fonds mirobolants que j'ai pour le moment dans ma poche, je sais c'est étonnant, mais des gens motivés valent plus que tout l'argent du monde... "on verra" pourriez-vous rétorquer ; "vous avez raison" vous répondrais-je ), on a passé l'étape supérieure vers une plus grande professionalisation entre nous (contrats en cours de signature et allocation plus précise des responsabilités) et on a planté une deadline raisonnable pour la réalisation complète du projet.

Je devrai néanmoins apprendre à maîtriser mon stress. J'ai des difficultés à bluffer à vrai dire, je n'arrive pas à "mentir" - surtout quand il y a des événements majeurs qui se passent. Quand qqch est terminé dans ma tête, elle l'est irrévocablement. Je suis arrivé à assouplir mon esprit, et ne pas m'être laissé prendre dans un tourbillon émotionnel. La porte était laissée ouverte, la fin temporaire - tout était possible, même son départ définitif.

Le côté positif de l'histoire est que j'ai identifié d'autres partenaires potentiels qui pouvaient remplacer ce partenaire stratégique - il n'y a pas eu de discussions encore, mais certains processus ont été lancés. Le problème est le temps ; cela prendrait facilement 2 à 3 semaines de plus dés que l'associé aurait été identifié, et tout un boulot de lui faire comprendre les subtilités du feu sacré.

L'autre possibilité était de s'engouffrer dans le ventre béant des VC/ BA dés que le plan d'affaire était prêt - je m'y serais perdu, mon projet également, mais je me serais battu, aurais trouvé d'autres partenaires, aurais identifié tous ces profils, fait un beau business plan, et puis essayé de piquer leurs places... car trouver des thunes, rencontrer bcp de monde et s'inspirer de beaucoup d'idées, c'est cool !

On est reparti à Cannes, avec Naomi et Claudia me regardant d'un air Léopard à l'arrière d'un 74 mètres - un cigare à la bouche, peignoir blanc, teint bronzé, un verre de whisky à la main gauche, coucher de soleil lumière orangée... :-)

***

De mon côté, je continue mes activités pluridisciplinaires, à écrire des contrats relus par mon avocat par la suite, et relier ce foutu business plan et puis à relancer mes contacts de diffusion du produit.

Ce business plan évolue constamment, tous les jours j'ai de nouvelles infos importantes à inclure, cela change également le projet - le complexifiant. Au début, on se rend compte d'une opportunité dans un marché. On commence à creuser, et au fur-et-à-mesure, on découvre de nouveaux acteurs, avec des positionnements parfois analogues. On doit se rectifier, trouver une niche un petit peu plus étroite.
Le problème est que dans ces cas-là, nous avons des difficultés à trouver des informations précises sur cette niche. Les solutions se trouvent parfois dans la maîtrise des moteurs de recherche. Parfois, c'est plus compliqué, et là arrivent les délicates situations d'avoir rencontré ou de rencontrer les bonnes personnes qui peuvent donner une idée plus claire du marché.

Je pense qu'un business plan est inutile - je ne compte pas chercher de Venture Capitalist. Néanmoins l'exercice est intellectuellement intéressant. D'idées très simples à mettre en place au départ, on parvient à faire de chaque étape un véritable parcours du combattant.
Marketing? Hyper simple !!! Du bouche-à-oreille pardi...
C'est une remarque tellement évidente dans un amphithéâtre, professeur à moitié chauve se cachant derrière des lunettes, ayant lu un bouquin sur Internet, et donnant cours sur l'utilisation d'un clavier... fantastique... irréel ?

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Directions

Ranger ; c'est toujours ce dont j'ai besoin pour pouvoir récupérer mes esprits.
Réfléchir à ma reconversion, à ce que je pourrai offrir comme profil, comme plus-value ajoutée.


Partir ?
Non, les problèmes reviendront encore de plus belle d'ici 2, 3 ans. Non, il faut que je reste en Belgique, et tente de reconstruire ma vie à partir d'ici. Je suis toujours parti pendant des années, enfui ici et là. Maintenant, je dois me prendre en main... si j'avais eu les bonnes personnnes sur mon chemin, je n'aurai certainement pas perdu tout ce temps inutile.
D'un autre côté, si j'avais l'argent à ma disposition, les choses auraient peut-être été plus simple. Les bonnes personnes se seraient peut-être également lassées de ma présence - trop exigeant, trop impératif dans certaines directions. Pour moi cette attitude était indispensable - donner trop de voix au chapitre et le projet se disperserait en qqes lignes disparates, et le résultat aurait été un de ces nombreux sites web qui polluent le paysage Internet.

29 ans et des années qui se sont envolées trop rapidement... Elles m'ont données du plaisir pourtant, sauf cette année et demie qui sera à effacer de l'ardoise. Il est vrai que l'on ne peut pas toujours rentabiliser ses années au maximum , il y a des périodes creuses et parfois des périodes plus remplies.

Je dois continuer.
Terminer ce projet coûte que coûte - du moins en mettre un rendu accessible. Ce rendu fera partie de ma carte de visite, montrera mes possibilités de manager, de diriger des équipes pluridisciplinaires, et m'aideront beaucoup plus facilement à retrouver qqch que si je ne pouvais pas prouver mes agissements pendant cette année et demie..

A vrai dire, je mettrai cette phase de recherche d'investissement de côté.
Cette phase qui prend de 6 à 9 mois où on recherche des partenaires financiers pertinents. Le projet terminé, construit, je le gérerai comme hobby, et non plus comme étant une entreprise. Mon temps pendant la journée sera désormais plus alimentaire, ma passion se fera le soir.
Cela prendra bien une année pour le développer, attirer du traffic et monter de places dans le ranking... aux investisseurs de se faire entendre s'ils sont intéressés.
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lundi, octobre 09, 2006

la Californie,... la Californie...

Il est loin le temps où dans ces écoles de commerce, on s'imaginait que juste une super idée suffisait, que les Venture Capitalist ou Business Angels n'y avaient de toute façon jamais pensé et qu'ils attendaient justement ma venue pour la mettre en place...


Un simple business plan, et le tour était joué - on pourrait facilement lever des Millions d'Euro pour développer son propre business, jouer au James Bond sur son 45 mètres, voyager entre New-York, Shanghai, Londres et Tokyo en première classe,... bref l'amalgame est facile.
Et pourtant, malheureusement, il n'en n'est rien.

Sans un minimum de capital de départ, tout ce beau rêve prend rapidement fin.
Des histoires de Microsoft, Apple ou Google qui débutent dans un garage sont généralement des histoires bien concoctées par le départment de communication interne. Quels seraient les investisseurs qui seraient prêt à investir dans une idée amenée par un jeune, n'ayant encore rien prouvé ? Prêt à investir des sommes considérables (+ de 500 000 USD) ?
Il faut arrêter de fantasmer...

Et puis l'environnement aussi - celui de la Silicon Valley n'est pas spécialement celui du nord de la France. Parler d'une niche sur la toile à des investisseurs qui soit sont 5 ans en retard, soit ont toujours investi dans la brique, est peine perdue. L'argent y semble donc plus difficile à obtenir, le business plan plus prudent, avec un risque moins élevé et une rentabilité plus certaine.
On peut trouver des profils différents me diriez-vous : "des investisseurs qui n'y connaissent absolument rien, et qui veulent investir dans l'Internet".
C'est chouette, mais ça n'apporte pas grand chose au business. On attend aussi d'un investisseur un rôle actif, professionel, et non des décisions inadaptées.

Est-ce que dés lors je devrais m'envoler vers la Sillicon Valley, où l'environnement serait beaucoup plus favorable, où je pourrai trouver des financiers qui comprennent vite, qui connaissent le marché ?

Encore une fois, on tombe dans le fantasme, dans ces images "champagne caviar top model facile à vivre" avec lesquelles on a été brainstormées.

Me baser là-bas sans capital serait encore plus aléatoire ; on parlerait dés lors d'un terrain que je ne connais pas, avec des règles qui me prendraient du temps à apprendre, un réseau spécialisé à construire, et dés lors un capital de départ à investir (300€ est trop peu).

La règle dans la silicon valley est apparement la suivante : "ne fais jamais de business avec un plus gros partenaire, tu te feras avoir.".
"Et les avocats, la justice?" me diriez-vous...
"Et comment vais-je les payer" vous répondrais-je...
Apparement, c'est le sport national là-bas ; identifier les trésors de guerre des sociétés partenaires, reconnaître ce qui est à prendre, faire un calcul,... si la société a des fonds propre moins importants que la sienne, envoyer les avocats et faire un procès jusqu'au finish, un procès qui ruinera la société adverse.
Ca se passe comme ça.

De plus, approcher un financier avec uniquement une idée vaguement élaborée en un business plan est comparable à donner au premier venu les clés de sa voiture à 3 heures du matin dans les banlieues chaudes, sous prétexte que l'on a assez conduit et que ce serait chouette que cette personne nous conduise chez soi...
insensé.

Des solutions ?
Se ramener avec une idée déjà lancée, opérationnelle, et donner l'impression au financier qu'il vous a trouvé - lui dire que vous n'avez pas besoin de lui.
caricatural,... c'est vrai,.. mais c'est pas faux

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Doutes - le début de capitalrisque.blogspot.com

Tout entrepreneur à un moment donné s'est retrouvé devant cette décision de taille à prendre ; "je suis fatigué, je continue, ou j'm'arrête ?"


Je me retrouve maintenant dans cette situation.
Cela va faire un an que je me suis lancé dans l'aventure, mes diplômes en poche et qqes expériences professionnelles derrière moi. Un an, où je touche le chômage, un an où je me prive de restau avec les copains, 1 an où je reste chez mes parents, 1 an sans copines, un an où j'essaie de convaincre, un an où j'organise, un an où je tente d'éteindre des petits feux qui s'allument ici et là, un an où je développe, un an où j'attends des résultats, un an où je vois plus rien.

La difficulté d'aujourd'hui est d'importance : un partenaire avec une expertise stratégique, me lâche, lâche le projet. Ce partenaire m'a accompagné depuis le début de l'aventure. Je ne suis pas encore à la position de Donald Trump où je peux virer les gens comme bon me semble, et ne sélectionner que la crème de la crème... toute personne qui a un semblant d'expertise est nécessaire, toute personne que l'on pense motivée est indispensable.

La première étape de mon projet n'a même pas encore démarré que je suis déjà dans ces difficultés que l'on aurait préféré éviter. Je me suis arrêté cette après-midi, et j'avais envie d'écrire, de tomber en larmes, mais écrire m'aide, m'aide à reprendre de l'aplomb et à réfléchir.

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