mardi, décembre 26, 2006

Baser son entreprise à Bruxelles ou en Wallonie ? /1

Parmi les résolutions de 2007, nous allons tenter de nous tenir plus alerte sur ce qui se passe à l'étranger... même si la Wallonie pousse la barre très haut en ce qui concerne les incitants à l'entrepreneuriat. Quid de 2007 ?
Bruxelles ne semble pas aussi "désespérée" de créer de nouvelles entreprises ; et pourtant, lorsque l'on examine certaines données, on se demande pourquoi.

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En effet ses subventions sont beaucoup moins nombreuses, et aucune ne semblent être spécifiquement liées à la région bruxelloise (on peut également les obtenir en Wallonie). De plus les coûts y sont généralement supérieurs de 10% (loyers, salaires,...).

La Wallonie enregistre un taux de chômage de 19,4% (289.423 unités - chiffres de Novembre 2006, source Forem), dont 33% à moins de 25 ans - ce qui est un record absolu. Plus de la moitié de ces jeunes n'ont pas leurs diplômes de fin d'études secondaires (le "bac"). En tant qu'entrepreneur, j'y vois un gros avantage : une autoroute à un pool de compétences, pour pas cher.
Car même si l'éducation en Wallonie n'est pas considéréé comme étant des meilleures, il y a certainement quelques gars qui en veulent. LE problème se situe peut-être dans les "pièges à l'emploi". La Belgique est un des seuls pays en UE où l'on peut être chômeur à vie, avec des cotisations avoisinant les 1000 à 1500 Euros. Un chômeur peut rechigner à prendre un emploi qui le payera légèrement plus... paresse, on se lève tard, on regarde des dvd, on range pas sa chambre, et c'est la chute infernale. Lire cet article d'un magazine belge. Après avoir lu cet avis, comment pensez-vous qu'il faudrait interpréter celui-ci ?

Le taux de chômage à Bruxelles est encore plus élevé (93.942 unités), il s'élève selon l'Orbem à 20,5% de la population active. Même si actuellement en diminution, avec "seulement" 17,2% de moins de 25 ans, tout ceci n'est que temporaire (surtout lorsque l'on regarde l'épisode VW Forest). Mais comme la Flandre a besoin de main d'oeuvre qualifiée... cette remontée sera peut-être adoucie.

Bref, que ce soit en Wallonie ou à Bruxelles, il y a autant de chômage.

Concernant la fiscalité dans ces deux régions, ils sont de l'ordre suivant (lire auparavant Plan Marshall Wallon) :

A Bruxelles, l'impôt sur la personne physique peut monter jusqu'à 50%, celui sur la société jusqu'à 33.99%, la TVA étant soit de 6%, 12% ou encore 21%. Des incitants fiscaux existent bien évidemment : leur liste est ici. Je les résumerai dans le courant du mois prochain.

En Wallonie, plus de recherches devraient être faites (ce n'est pas très clair) - les taux précités devraient être adéquats, même si mon petit doigt me dit que ce serait normalement plus bas ; vous pouvez toujours vous faire une idée ici.

D'un point de vue "aides" à la création à Bruxelles, soit les jeunes ont des petits projets qui ne demandent pas trop d'investissements (si ce n'est un ordinateur ou des ciseaux de coiffeur) ; soit les investissements deviennent "prêts" pour des montants trop importants lorsque l'on se lance et que l'on n'est pas sûr... en soi pas de "bourse de préactivité" pour Bruxellois. Nous avons déjà ultérieurement décrit le prêt lancement qui ne constitue qu'une forme de financement relative au Fonds de Participation, dirigé par un organisme fédéral (donc aussi accessible à Bruxelles).

Concernant l'argument comme quoi Bruxelles serait déjà considéré comme étant un tissu économique, avec les arguments déjà précités, je pense qu'il faudrait revoir cette donnée. Il est en effet plus sage de démarrer dans un environnement où il sera plus simple de trouver un client et des partenaires potentiels que de rester "dans sa campagne entre les vaches, sous-développés, politiciens véreux et chômeurs". Néanmoins, quid d'une ville "européanisée" où les "étrangers" ont accés aux emplois les plus intéressants, les locaux pouvant se borner à des postes de secrétaires ? Les prix gonflent, artificiellement ; une ville à deux vitesses se créée. Dans certaines entreprises à Bruxelles, il n'y a parfois que des non-belges qui y travaillent... et je me demande si celles-ci ont besoin de partenaires locaux pour se développer. Le recrutement risque d'y être plus compliqué.

Pour conclure, les données de base sont légèrement différentes entre les deux régions. A mon sens, tout dépendra du capital de départ à disposition. Personnellement, je pense qu'il ne faut pas trop y réfléchir, et juste agir en fonction des opportunités qui se présentent. A partir du moment où le chiffre d'affaire, cash-inflow est régulier,... il faudra regarder d'un peu plus près et négocier, car si l'entreprise a du potentiel en terme d'emploi (sésame qui ouvre toutes les portes), les deux régions se battront pour vous attirer.

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lundi, décembre 25, 2006

bye bye papa noël et marketing (à l'année prochaine)

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Le plus beau coup marketing de l'histoire est sans conteste "santa Claus" aka "le père Noël".

Sans faire de la publicité gratuite, Coca-Cola a réussi a faire associer au monde qui célèbre le 25 décembre, le papa barbu comme emblème laïque réunificatrice de cette fête religieuse. Même si elle ne l'a pas créé, elle a aidé à standardiser et faire évoluer cette icône naissante selon ses valeurs. Papa Noël "bon vivant" en rouge avec son bide est en fait un promoboy déguisé.

Exit St-Nicolas blanc catholique avec père fouettard noir... en effet, il n'est supporté par aucune marque, si ce n'est uniquement par les secteurs du jouet (et à très moindre mesure "sucreries") qui doivent opérer des choix dans leurs stratégies d'investissement publicitaire. Trop régional... économies d'échelle moyennement intéressantes. Pas tout seul, le Carnaval semble subir pareil sort.

Halloween et papa Noël, en période proche, inexistants il y avait quelques années encore mais plus "globaux" (coûts de production moindres pour marge bénéficiaire plus intéressante, le marché étant plus standardisé) grignotent de plus en plus de parts de marché... à quand Thanksgiving en Europe (lobby de la dinde, il serait temps de se réveiller) ?

Revenons donc à la boisson "préférée" des amoureux des boissons sucrées. Pourquoi donc une marque qui a son chiffre d'affaire qui dépend tellement des mouvements ascendants de thermomètre, fait-elle de la publicité en hiver ? le terme "publicité" est le bon, car le budget "marketing" est tout-à-fait limité pendant cette période de l'année. Le matraquage à la Procter fait le reste - investissement média se devant être 1,5 fois plus élevé que celui de la concurrence. En d'autres termes, tout ce qui est rouge et blanc (Virgin, il faut bien se tenir) est concurrent.

Il s'agit en fait purement de "branding".
Les raisons sont triples :
  • Il faut garder coca-cola dans l'inconscient du consommateur... il est probable qu'une trop longue période de paix publicitaire soit néfaste pour la marque - concurrence et investissements à opérer en préparation de l'été.
  • Cette association - toutes publicité durant cette période se fait généralement avec Santa Claus - aide la marque à renforcer les valeurs suivantes :
    • immortel
      vieux avec une barbe blanche, pas de surprises, on fait partie de l'establishment, on est là pour durer. Tous les hivers, il y a des publicités coca-cola avec papa Noël, et ceci dure depuis 1931.
    • "républicain", politiquement correct
      jamais coca-cola ne fera un pas de travers. C'est la mère de famille qu'il faut draguer pour qu'elle garde toujours une bouteille remplie dans son frigo. Pepsi serait plutôt enclin à utiliser le père Fouettard. Il est à prendre (ceci est une opportunité) par ailleurs.
    • familial
      Noël est avant tout une fête de famille où on se retrouve tous, c'est la trêve, c'est la joie. On a grandi ensemble, on se connaît par coeur. "On se sent bien, on est heureux".
    • plaisir
      on reçoit des cadeaux pendant cette période. La nourriture est délicieuse. Les plaisirs "alimentaires" sont "gâtes".
    • féerique
      il est avec un traîneau et s'envole dans le ciel - on s'émerveille, va-t'il descendre de la cheminée ? La marque fait tout pour aider à garder cette "magie", aider les plus grands à faire croire aux plus petits au père Noël
    • rouge et blanc
      ce sont les couleurs par excellence de ...
  • Et aussi parce que Papa Noël ne coûte pas un balle en droits d'image/ auteurs/ impresario, tout en véhiculant des valeurs claires et immortelles et globales. Jamais on ne retrouvera cet ambassadeur saoul au volant d'une voiture encastrée dans le mur d'une école primaire en possession de 25 g de cocaïne s'envoyant en l'air avec 2 prostituées...
Qui se dévoue pour St-Nicolas ?

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jeudi, décembre 21, 2006

Liste des zones franches... (+ débat)

Ce sujet fait couler beaucoup d'encre... raison pour laquelle je vous ai concocté une petite introduction de débat à ce sujet (article que je complèterai au fur-et-à-mesure -vous avez un article ou commentaire de qualité en rapport avec ce sujet ? n'hésitez pas à mettre le lien en commentaire). Avant de commencer, je vous conseillerais plan Marshall Wallon 1/2 et Plan Marshall wallon 2/2 pour plus de détails - les sources sont officielles et résument de bien longs documents :-)

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Pour commencer, le point de vue de départ décrit le côté original d'avoir créé à côté des zones franches urbaines, des zones franches rurales - quid des avantages pour les zones urbaines ?
77 communes (rurales et urbaines) jouiront de ce statut. Il y a à peu près 262 communes en Wallonie - à peu près un tiers de celles-ci seront donc des zones franches (avec des communes aussi importantes que celles de Charleroi, Liège et Mons). Le but premier est en effet de créer des "clusters", des sites spécialisés dans l'un ou l'autre secteurs - une si grande surface ne risquerait-elle pas de déforcer cette stratégie précitée ? Au lieu de s'étendre, ne vaudrait-il pas mieux de se focaliser sur une liste limitée de situations géographique (10 ?), avec le but que celles-ci fassent tâche d'huile ? Le budget alloué n'est finalement pas bien lourd...
Je suppose que cela devait être l'idée première, mais avec ces élections communales passées, l'une ou l'autre négociations ont certainement pesées dans la balance - je me demande s'il serait pertinent de faire un rapprochement entre les mandats politiques distribués et les communes faisant partie de cette liste ci-dessous.

Les indicateurs qui ont servi à l'identification de ces zones rurales comporteraient les phases suivantes : nombre de minimexés, accessibilité aux services (transports en commun, alimentation, écoles, hopitaux,..), nombre d'indépendants, nombre de chômeurs, nombre de gens vivant dans une caravane, etc. Je ne peux évidemment que souhaiter des meilleurs conditions pour ces zones sinistrées.

De mémoire, l'Union Européenne s'était opposée à la création de telles zones en Wallonie . Mais comme la France a installé les siennes ... (on se souvient de cette solution lors des émeutes dans les banlieues), on voit mal comment on pourrait refuser cette possibilité à la Wallonie (si c'est l'Europe qui donne les sous, il y aura peut-être matière à discussion...).

Les communes rurales (selon une source gouvernementale Wallonne déjà précitée) ou "territoires éligibles au Fonds d'impulsion en faveur des zones en reconversion ou particulièrement défavorisées"qui profiteraient de ce statut de "Zone Franche" seraient :



Bastogne,
Beauraing,
Bertogne,
Bertrix,

Bièvre,

Bouillon,
Cerfontaine,
Ciney (partiellement),
Couvin,
Daverdisse,
Dinant (partiellement),

Doische,
Durbuy,
Erezée,

Fauvillers,
Florennes (de façon minime),

Froidchapelle,

Gedinne,

Gouvy,
Hamois,

Hastière,

Havelange (partiellement),
Herbeumont,
Hotton,
Houffalize,
Houyet,

La Roche en Ardenne,
Léglise,
Libin,
Libramont-Chevigny,
Manhay,

Marche en Famenne,
Martelange,
Momignies,
Musson,

Nassogne,
Neufchâteau,
Paliseul,
Philippeville,
Rendeux,
Rochefort,
Sainte-Ode,
Saint-Hubert,

Sivry-Rance,

Somme-Leuze (quasi totalement),
Tellin,
Tenneville,
Vaux-sur-Sûre,
Vielsalm,
Viroinval,
Vresse-sur-Semois,
Wellin

Les communes urbaines seraient :


Charleroi,
Châtelet,
Farciennes,
Fontaine-L’Evèque,
Manage,
La Louvière,
Mons,
Boussu,
Quaregnon,
Colfontaine,
Dour,
Frameries,
Seraing,
Liège,
Herstal,
Saint Nicolas,
Oupeye,
Verviers,
Dison,
Flémalle,
Engis,
Visé et
Tubize.

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mardi, décembre 19, 2006

plan Marshall 2/2 wallon

Et dans les détails ?
  • Stimuler la création d'activités
  • Alléger la fiscalité sur l'entreprise
  • Susciter des compétences pour l'emploi

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Stimuler la création d'activités

1. agence de stimulation économique (ASE - €14,7 millions)- uniformise toutes les stratégies régionales de stimulation économique et promeut l'esprit d'entreprise. Opérationel en octobre 2006

2. optimaliser les aides à l'expansion économique
résorber le retard accumulé dans le traitement des aides (€30 millions) (1300 dossiers en attente + défiscalisation prévue)

3. soutenir l'exportation (SOFINEX S.A. - filiale issue d’un partenariat AWEX - SRIW - SOWALFIN) surtout pour les PME (€20 millions)

4. accroître la disponibilité pour l'emploi (surtout les femmes)
2200 emplois à créer dans l'accueil de l'enfance et des personnes agées (€84,1 millions)

5. soutenir l'emploi privé
favoriser le 1er emploi des jeunes et le développement des pme (€94,1 millions)
12 mois après le début de la réflexion sur les pôles, les projets des pôles démarrent sur le terrain

6. sites économiques désaffectés pollués et non-pollués
Assainir, créer un cadre attractif (€343 millions). Création d'une structure de financement alternatif pour accélerer l'assainissement (SOWALFINAL)

7. zonings et zones portuaires prioritaire à équiper
la voie d'eau pour le transport des marchandises - agrandir les surfaces disponible pour entreprises (€231,89 millions) - 989 hectares. Liste des zones portuaires à équiper approuvée - zonings prioritaires également.


Alléger la fiscalité sur l'entreprise

1. Alléger la fiscalité régionale et locale sur l'entreprise
Rendre la Wallonie attractive sur le plan fiscal européen (€147,3 millions). Ce plan comprend (depuis Janvier 2006) les suppressions suivantes :
  • droits de donation et de successions pour transmission d'entreprise (réduction de ces droits quand il s'agit d'immeuble familial et de biens meubles)
  • précompte immobilier sur de l'équipement neuf
  • taxe provinciale sur la superficie
  • taxe communale sur la force motrice
  • taxe régionale sur les débits de boisson (???)

2. Zones franches
quid de celles-ci ? La Commission Européenne fait opposition. DE plus, toutes les communes ne faisant pas partie de cette liste (que j'ai fini par trouver)... à voir...


Doper la recherche et l'innovation en lien avec l'entreprise

1. financer la recherche de base (FRIA)
600 doctorants - €5 millions

2. programmes d'excellence
transformer ces recherches en applications industrielles - €22,5 millions

3. programmes mobilisateurs
planifier et lancer de nouveaux programmes mobilisateurs - €25 millions

4. spin-off & spin-out
traduire en création d'activités et d'emplois les résultats issus de la recherche en entreprise et universités - €90 millions

5. création de l'agence de stimulation technologique
uniformiser la stratégie régionale - €7.5 millions


Susciter des compétences pour l'emploi


1. métiers en pénuries
suivre le marché de l'emploi, reconnaître les carences et y remédier - €75 millions
renforcer les formations dans les métiers suivants :
- construction
- transport et logistique
- industrie technologique
- industrie alimentaire
- compétences transversales

2. Plan langue
permettre de se former rapidement dans 3 langues (néerlandais, anglais, allemand) - €60 millions

3. renforcer l'enseignement qualifiant
augmenter les formations en alternance, mise à disposition de CTA (Centre de Technologies Avancées) - €25 millions.


Pour information, selon les sources officielles wallonnes, "la réflexion a démarré en septembre 2003, l’appel à projets a été lancé en septembre 2004 et la labellisation et le conventionnement ont commencé en septembre 2005 et sont toujours en cours pour certains pôles. " Est-ce nécessairement mieux d'accélerer les choses ?

Pour plus de détails sur mes sources (ceci constitue un résumé de longs rapports), je vous conseille ici et ici. Bonne lecture !

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Plan Marshall wallon 1/2

Marshall était secrétaire d'Etat en 1947, cette personne était celle qui a appuyé "ERP" (the European Reconstruction Program), mieux connu sous le nom de Marshall.

A l'époque la famine et l'URSS guettait sur les restes de cette Europe ravagée par la guerre, tout comme une récession économique mondiale. $13.3 milliards furent nécessaires... pas grand chose pour toute l'Europe, mais suffisamment pour relancer les industries-clé. Un coup de pouce qui remit l'Europe sur des rails.

C'est cette appellation forte de "Plan Marshall" que le Ministre-Président di Rupo a repris pour relancer la Wallonie. Mais que contient-il exactement ?

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Les "actions prioritaires pour l'avenir wallon", c'est finalement 1,5 milliard d'euros sur 4 ans à partir de septembre 2005. Le but évidemment est d'attirer l' investissement privé plus important, tout comme les fonds de participation en complément avec les fonds apportés par les Business Angels.

Cet argent financera 5 axes:
  • la création de pôles de compétitivité (€280 millions) avec un focus sur les secteurs suivants :
    • "aéronautique et spatial",
    • "agro-industrie",
    • "sciences du vivant" et
    • "transport/logistique"
    • "MECATECH" (génie mécanique)
  • la stimulation de la création d'activités (€872 millions), qui comprend la restructuration des nombreux acteurs d'animation économique (chambre de commerce, intercommunales)
  • l'allègement de la fiscalité sur les entreprises (€92 millions), qui comprend la création de Zones Franches dans des zones "sinistrées" (77 communes - 25 zones urbaines et 52 zones rurales) et la suppression de certaines taxes (provinciales, locales sur la mobilité, droit de navigation, précompte immobilier sur les équipements lors d'investissements nouveaux
  • le soutien à la recherche (€150 millions) pour un objectif de 600 doctorants.
  • les compétences pour l'emploi (fait partie de la bourse précitée).

En septembre dernier, le plan Marshall a eu 1 an.

Celui-ci a mis en place tout l'environnement nécessaire (adoption du parlement de certaines lois pour rendre autoriser certaines actions futures) pour faire en sorte que ce plan soit un succès futur.
  • Ainsi nombre de fiscalité "Antiéconomique" a été supprimé .
  • Une quarantaine de projet dans les secteurs sus-mentionnés sélectionnés pour un soutien de €100 millions (premier appel à projet)... "pôles ayant été labelisés"
  • 2 agences de stimulation économique (ASE - €14,3 millions) et technologique ont été créées.
  • Des sites pollués réhabilités.
  • Des emplois d'encadrement créés (services de proximité).
  • Package de formations et aides au multilinguisme envoyé.
Pour l'année 2007 est prévue un deuxième appel à projet de pôles, sélection de nouveaux thèmes de programmes mobilisateurs, identification de nouveaux sites économiques désaffectés... le tout combiné avec des suivis et évaluations sur le terrain.

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lundi, décembre 18, 2006

Fonds de participation - Prêt Lancement & Business Angels+

Pour chômeurs, demandeurs d'emploi qui désirent créer leur entreprise ou devenir indépendant, ils ont accès à un prêt public "personnel" à taux réduit (3 ou 4%) et remboursable sur 5 à 10 ans, plafonné à €30 000 (et min €5000). Aucune garanties ne sont demandées (pas comme dans une banque classique).

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Pour obtenir €30 000, il faut mettre 1/4 de cette somme en liquide ou en apport propre (et si on n'a pas cette somme, il faut emprunter... et pour emprunter, il faut s'adresser à une banque qui doit déjà accepter de prêter une "aussi petite" somme et qui ensuite va examiner le projet - un GO de la banque s'annonce toujours positif pour être accepté dans ce programme de fonds de participation). Cet participation financière est considérée comme un critère de motivation du porteur de projet.

Les conditions et taux sont très intéressants (3% pour les deux premières années (si on accepte d'avoir son projet suivi par les institutions agréées qui ont aidé à l'obtention du prêt), 4% à partir de la troisième). Il y a des institutions agréées qui apparemment soutiennent le porteur de projet - les institutions publiques prennent apparement rapidement leurs décisions (en 15 jours?). Concernant le remboursement,... cela se fait tous les mois...

Si le l'activite de l'entreprise cesse endéans les 5 ans de sa création (faillite, mort, business pas intéressant), et que le créateur d'entreprise peut démontrer qu'il a tout fait pour éviter cette situation, le remboursement du solde n'est pas exigé. En cas de dette et faillite, les autres créanciers ont même priorité sur les actifs restant de la société en cas de dissolution.
Il y a une possibilité de combiner ce Prêt Lancement avec des fonds privés venant de Business Angels (pour une joint-venture, avec donc vente de parts) ou le plan Jeunes Indépendants.

Concernant le Business Angels +, le Fonds de Participation peut mettre jusqu'à €150 000, à condition que les business plan soit déjà accepté par un business angels qui mette une somme équivalente et/où supérieure...

A partir de ce moment-là, on demande un minimum de garantie. Les fonds totaux pourraient avoisiner plus de 300.000€...

Personnellement, je trouve que ce prêt est fantastique, car commencer un business sans capital de départ, cela limite pas mal à mon avis les chances de réussite. Pas encore d'expérience personnelle en la matière (mais c'est la direction que je suis en train de prendre).
Pour plus d'information sur les subsides liés à l'inovation en Wallonie.

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samedi, décembre 16, 2006

3 columns layout for Beta-Blogger Rounder Template (recipe)

un peu de code (hors-propos - n'en tenez pas compte) pour amis-utilisateurs beta-blogger (in ENGLISH).
I am not the author of this great hack. I have just adapted it to the specific Rounder template.. Please visit the dedicated website for Blogger Beta Hacks. The one who developped it.

This Rounder template is a bit different from the other templates (different "syntax").
So I tried out to find a solution. Took me a few hours (am not a coder), and finally I believe I managed a solution (not THE solution though, cose presenting some trade-offs).

Before starting it off, please understand that the specificity of "Rounder Template" is its composition of "half-fixed" images - containers are not horizontally stretchable.

When you go thru the HTML code, you can read this comment

/* The images which help create rounded corners depend on the following widths and measurements. If you want to change these measurements, the images will also need to change.
*/


It implies you should not try to tweak the size of the wrappers by yourself, unless you want to re-build a whole "background" on your own. If for the main one (the post "container"/"wrapper"), it sounds true, re the other ones, it looks like more feasible & easier. The only thing though is you might lose the "rounded corner" design (a trade-off) - like in this current blog (look...).

So here we go !

GO to the HTML code of your BETA-blogger.

1.You look for the following and change the bolded information (numbers up to you) in /* Page Structure

#outer-wrapper {
width:890px;
margin:0 auto;
text-align:left;
font: $bodyFont;
}

(...)

#sidebar-wrap {
width: 200px;
float:right;
margin:15px 0 0;
font-size:97%;
line-height:1.5em;
word-wrap: break-word; /* fix for long text breaking sidebar float in IE */
overflow: hidden; /* fix for long non-text content breaking IE sidebar float */
}

you add (still in the /* Page Structure chapter - at the end of it is alright)

#newsidebar-wrap {
width:185px;
float:left;
margin:12px 0 15px;
font-size:97%;
line-height:1.5em;
word-wrap: break-word; /* fix for long text breaking sidebar float in IE */
overflow: hidden; /* fix for long non-text content breaking IE sidebar float */
}

2. Ditch fixed images (corners) - for esthetic purpose

Go to /* Blog Header and take off all the"url("http://www.blogblog.com/rounders2/corners_cap_bot.gif")"
(watch out "space" - no space after : !!!)

Go to /* Footer
same process, take off the 1st 2 URLs (only)


3. there could be a /* newsidebar box chapter I believe (in order to add a "container"), but did not tried this possibility out (even if why not) - from a graphic design point of view, I personnally do not like it...

5. now back to html, you look for


<div id='main-wrap1'><div id='main-wrap2'>
<b:section class='main' id='main' showaddelement='no'>
<b:widget id='Blog1' locked='true' title='Messages blog' type='Blog'/>
</b:section>
</div></div>

Before this block of code, you put this

<div id='newsidebar-wrap'>
<b:section class='sidebar' id='newsidebar' preferred='yes'>
<b:widget id='LinkList3' locked='false' title='Liens' type='LinkList'/>
<b:widget id='Text3' locked='false' title='' type='Text'/>
</b:section>
</div>


And normally, it should turn like this blog. Be aware am not a professional coder, ... any constructive reaction welcome.
Technorati tags :

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Capital-risque ; divers articles d'introduction


Si vous êtes intéressés par une plus grande idée d'ensemble sur les fonctionnements du capital risque (en français) ou du capital investissement... ci-dessous est une liste de liens "appropriés" sur le sujet (source de google-groups, journaux et blogs). J'ai essayé de trouver des avis différents et complémentaires... Commentaires et ajouts sont toujours les bienvenus, je tenterai de rajouter petit-à-petit les liens en fonction de réactions potentielles :

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Fonctionnement des VC en France (srce : google - groupe / 2000 ) : description très bien documentée sur le monde du financement. Bien que ce soit de l'année 2000, je ne pense pas que ce système ait pris une ride. C'était juste avant l'éclatement de cette bulle internet, grand témoin de cette drastique redistribution de richesses...

Event actuel qui vient de se terminer sur le "web 3" ; quand investisseurs rencontrent porteurs de projet en France. Une opinion sur les divergences culturelles d'investissement de part et d'autre de l'Atlantique dans l'Internet. Pourquoi les startups se condensent aux US (Graham, 2006) - article que je conseille - très bien écrit et fort bien structuré ; approche universitaire non basée sur de l'ésotérisme et fantasme - à lire (dommage qu'il ne soit pas entretenu) ! Les Américains sont les descendants de ceux qui sont partis. Nous sommes tous les descendants de ceux qui sont restés. Cette discussion tente de décrire la différence de mentalité entre Français et Américains d'un point de vue capital risque (1997, avant la montée de la bulle Internet, mais toujours d'actualité à mon sens).

Fonds spéculatifs ("hedge (?) funds"), ou un instrument de guerre économique, (ou l'OPA globale des fonds spéculatifs - pratiquement le même article par ailleurs - qui a copié qui?) article qui se laisse lire sur diverses pratiques de "financiers tueurs à gage"... à un niveau autre (en milliards de $), mais une opinion intéressante (2006), même si quelque peu ésotérique et fort de "gauche". Dans le même style, les fonds d'investissement tournent à plein régime (2006) décrit la situation en France (srce l'humanité).

Concernant une source "plus intérieure" de la communauté capital-risqueur française" : démystification du capital-risque, et France-Investissement (avec d'intéressants points de vue sur le côté Britannique). Amis Belges ; grâce à cet ISF (Impôt sur la Fortune) en France, nous avons accès à de plus en plus d'argent pour nous développer - profitons-en tant que ça dure !

Exemple de recherche de partenariats (en anglais - UK) de la part d'une entreprise pour des Business Angels (2002). La description s'est faite sur le type de deal (la part de capital que l'entrepreneur est prêt à vendre), le type de profil recherché du business angel, ainsi qu'une brève description du secteur et du business. Le reste à la limite est superflu.

Exemple de présentation d'un des nombreux réseaux organisés de Business Angels. La newsletter retranscrite décrit entr'autre des investissements en Bourgogne, ainsi que d'autres "incentives" dans cette région... quand les politiques veulent dynamiser une région, les réseaux de financiers disposent souvent d'un long et moelleux tapis rouge...

Ne manquez pas de lire non plus les autres articles sur ce blog et ceux qui sont associés... entr'autre celui sur les pitchs d'investissement face à des Capital risqueurs / Business Angels.

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vendredi, décembre 15, 2006

modèles d'analyse en business stratégie (théorie) - introduction

On peut toujours compléter ce plan d'affaire avec l'une ou l'autre analyse "stratégique" (le terme est laché) - très chéries par ces académiques, ou banquiers en besoin d'argumentation / justification vis-à-vis de leur hiérarchie ou pool d'investisseurs - cela fait partie du jeu et c'est un moyen comme un autre de pousser à la décision... et/ou de se couvrir :-) - toutes les étapes de réflexion ayant été respectées pour s'assurer d'une chance raisonnable de succès.

Celles-ci se limitent généralement à des modèles américains largement répandus parmi les milieux d'affaires. En voici quelques uns avec leurs définitions...


les 5 forces de Porter (+ Diamond), SWOT, BCG, PEST ou PESTEL, Cycle de vie du produit et la Chaîne des coûts et des valeurs (value chain).

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- les 5 forces de Porter pour voir si le business est intéressant, et si cela vaut la peine de s'y engouffrer : celui-ci comprend le pouvoir de négociation des clients ; la menace de nouveaux entrants sur le marché ; le pouvoir de négociation des fournisseurs ; les produits de substitution; la concurrence intrasectorielle. Très bien pour savoir si se lancer dans l'aventure du business plan est nécessaire...
Le "Diamond" de Porter (une variante mais à un niveau "commerce international", de pays) - je ne pense pas que cette théorie soit vraiment pertinente par rapport au business plan. Néanmoins, cela pourrait aider à comprendre la démarche Porter sur ses 5 forces.

- l'analyse SWOT (Strength, Weakness, Opportunity, Threat) pour comprendre les forces et faiblesses du projet, d'un point de vue interne (attributs du projet) et externe (attributs de l'environnement).

- l'analyse PEST ou PESTEL (Politique, Économique, Socio-culturel, Technologique + Environnemental, et Légal) pour obtenir une meilleure idée du contexte extérieur du business. Il peut servir à prévoir le futur et élaborer différentes stratégies de développement en fonction de scénari mis en place. Cette analyse peut être intégrée dans l'analyse SWOT.

- le cycle de vie de produit est un peu dans le même esprit que la matrice BCG, sauf que l'on ne parle que d'un produit (lancement, croissance, maturité ou déclin - ou encore naissance, expansion, maturation, saturation, déclin) et de son stade de développement.

- la chaîne de coûts et de valeur. Toutes les étapes entre la création et l' après-vente sont décrites avec un souci de précision concernant les coûts : cela donne une plus grande idée de la rentabilité du business, des zones de coûts importantes, ainsi que de toutes les étapes du process (où faut-il faire attention? etc.).

- la matrice BCG (Boston Consulting Group) pour peser l'offre produits faisant partie du portefeuille du client - généralement applicable pour les entreprises en vitesse de croisière.


Des termes forts alambiqués et intéressants, mais qui ne remplaceront jamais ces éléments déjà cités au préalable (voir billets précédents). Le problème est de pouvoir justement pondérer les faits réunis. La seule manière est l'expérience du business en question et la connaissance du marché (je sais ça fait un peu le dragon qui se mord la queue, mais bon,... à quoi sert de passer un examen en physique nucléaire, si on n'a étudié que la littérature française ?).

Il faut savoir également que ce n'est pas parce que l'analyse est positive qu'automatiquement le business est intéressant. De même, ce n'est pas parce que l'analyse est négative, que le business est inintéressant - de très nombreux cas illustrant ces exceptions existent.

Il vaut mieux faire ce genre d'analyse avec un professionnel (difficile, car il faut bien le choisir). Un plan d'affaire se fait généralement en même temps que le business qui se construit - cela rajoutera une certaine profondeur et un rapport plus proche à la réalité. Voir introduction sur les plans d'affaire.

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jeudi, décembre 14, 2006

Canular à la belge... politique et entrepreneuriat

Mercredi soir - émission "Moi Belgique", canular sur la fin du pays.
Bravo.
Bravo.

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Sauf aux hommes politiques qui décrient de toute leur force cette action - ils pensent trop à leur carrière et vont trop dans le sens du poil de l'opinion ; ils en oublient leurs devoirs d'éducation. De par leurs mouvements, ils se décrédibilisent et démontrent qu'au sein même des institutions francophones, il y a des divergences. Vous gérez pour le moment très mal cette crise.

Sauf à certains "professionnels" du secteur qui décrient cette action, ils veulent faire tomber des têtes pour prendre des places qu'ils voudraient libre (comme par exemple un responsable académique qui a avoué lors d'une émission radio avoir vu les images avant diffusion tv et qui maintenant poignarde son collègue dans le dos - beau geste !)... faites votre boulot et exprimez une plus grande solidarité avec vos collègues qui osent. La liberté d'expression indépendante est importante. Bravo à la rédactrice en chef du Soir.



Un des grands problèmes ici en Belgique est l'immersion, l'immobilisme de ses citoyens - piégé par ce confort et cette lente descente que l'on croit plate. Telle la grenouille vivante placée dans une casserole : on lui jette de l'eau bouillante, elle a le temps de sauter et de s'échapper. On lui jette de l'eau froide, que l'on fait doucement chauffer, elle mourra, cuite.
La RTBF a fait preuve de grand civisme et d'entrepreneuriat (moi qui croyait que ce genre de truc n'arrivait qu'aux USA) hier soir. Elle a fait preuve également de sacrifice et de désintérêt. Elle a démontré aussi que la Belgique est une vraie démocratie, "avec des gens qui pensent".
Réveiller une population engourdie qui arrange pas mal de dirigeants a été un pari qui semble fonctionner. Tout va dépendre de la solidarité de la presse, ainsi que de l'opinion finale de la population. Il faut pouvoir orienter le débat vers le bon sujet, et seule une solidarité de la presse y aidera.

Descriptif des événements
Examinons maintenant cette crise d'un peu plus prêt et de manière plus constructive - reférez-vous au blog officiel.
Dans cette fameuse journée de mercredi ; un sondage anodin rendu public (IPSOS sur un échantillon de 10 000 personnes) via les chaînes de communication du groupe RTBF, faisait état de statistiques concernant l'opinion de la population belge sur l'issue de la Belgique. Seuls 58% pensent en effet que sa situation de pays "uni" restera inchangée. 42% pensent le contraire (c'est énorme).

En soirée, "moi Belgique", une émission de la RTBF commence. L'image soudainement se brouille (j'ai tenté de trouver l'émission en question, mais c'est pratiquement impossible)... seules qqes images de mauvaise qualité sont accessible via ce blog officiel.

9.15 du soir, au café de mon association sportive, qqn rentre, affolé "la Flandre a proclamé son indépendance !". On tente d'obtenir plus d'infos... c'est plausible, on en parle tellement depuis longtemps, et en plus avec tous ces scandales carolos... on a parfois l'impression de se sentir fort proche de ces Israéliens et Palestiniens se disputant un Jerusalem (ça fait des années, alors plus rien ne nous étonnerait) ; moi qui était plutôt "belge modéré" (que je sois français, wallon, bruxellois ou flamand, du moment que je puisse parler français...), et "royaliste modéré" (un président, c'est bien aussi), eh bien j'avouerai avoir eu un petit pincement au coeur. Selon les rumeurs que l'armée soit descendue dans les rues, et la "frontière" fermée, je me disais "ouais, encore ces média qui veulent faire de l'audience, peut-être une petite échauffourée qui est gonflée, comme d'habitude personne ne sait pas grand chose - mais je sais que l'issue se passera paisiblement, sans problèmes - politiquement".

9.30 ; autre coup de téléphone, "ah c'est un canular?" ; le gars se fond en excuses, honteux et vexé - c'est ce côté d'avoir été pris pour une lanterne qu'il n'a pas apprécié, tout comme le reste de la population, qui manque peut-être de "fair play" et de "j'ai été eu, que puis-je apprendre de cela?".

Plus de 500 000 téléspectateurs ont suivi cette émission. Plus de 4 000 000 de francophones dans le pays - et pas moyen d'avoir accès à ces images pour le moment. Ceux qui n'ont pas vu, peuvent laisser libre cours à une imagination fort fertile. Ceci a le désavantage d'augmenter la concentration du débat sur la RTBF. Ces images doivent circuler (youtube?).
Le relais des autres média et hommes publics sans avoir accès au document original est dangereux ; cela amplifie en effet le côté émotionnel du débat, le destructurant. A ce jour, la réaction de la ministre de l'audiovisuel me semble par ailleurs "exemplaire" quand il s'agissait des poursuites potentielles vers l'administrateur général : "il faut voir, tempérons les choses".

En tant qu'entrepreneur, quelle serait ma position ?
Dans un scenario où le Belgique se sépare, je pense qu'il pourrait y avoir une différence sur le montant des subsides alloués, même si beaucoup de ceux-ci dépendent de l'Europe. Un des facteurs clés de l'attraction wallonne est malheureusement lié à ses aides. Je ne choisirai pas de camps, mon marché est également flamand... le compromis fait partie de mes gênes.

Certains flamands (une minorité de taille - 1/4 de la population flamande tout au moins) pensent comme tout entrepreneur de base ; un produit dans son portefeuille ne va pas bien ? Il faut s'en débarrasser. C'est très terre-à-terre et sans aucun affect et cela peut marcher.
Mais sur le long terme, qu'en est-il ? En effet d'un point de vue Manager de multinationale, je pense qu'une telle action serait une erreur ; ce ne sont pas les équipes de star et d'outperformer qui font percer l'entreprise dans un marché. C'est une équipe pluridisciplinaire qui l'a fait avancer avant tout, surtout lorsque l'on parle de mastodonte comme un pays. Quand les poches sont pleines et que potentiellement il y a moyen de se les remplir encore plus, on prend la voie du développement et de la maximisation du profit. Une pensée unique ne sert qu'à court-terme et que dans des niches... il y a des produits qui prennent du temps à se développer mais qui à terme seront nécessaire... Le fait de se couper de la Wallonie risquerait de plus d'augmenter pas mal de coûts cachés pour la Flandre... de plus il est fort probable que Bruxelles ne deviendra jamais flamande (90% de francophones à Bruxelles).

Quand la Flandre va t'elle se rendre compte que paradoxalement elle n'est qu'une TPE (très petite entreprise) dans l'échiquier mondial, et que la Wallonie (véritable laboratoire et incubateur pour le moment) est plus une opportunité qu'un boulet ? Seule, elle peut aller loin, mais avec un partenaire revigoré, elle peut aller encore plus loin.
La division n'a toujours profité qu'à ceux qui veulent diviser. Aux Etats-Unis, il existe nombre de ghettos ; c'est vers cette situation que nous nous sommes embourbés,
je ne trouve pas qu'il fait bon vivre dans un pays pareil. AUCUN POLITIQUE N'A EU SUFFISAMMENT DE COURAGE ET D'ENVERGURE DE REALISER QUE 75% DU PAYS N'A AUCUNE VELLEITE DE SEPARATISME. Cette histoire bien belge est en effet un exemple classique de "la minorité qui gueule plus fort que la majorité", plus organisée, et qui dés lors se fait plus entendre car créant l'information (et comme nous sommes noyés par l'information - celle-ci devient de plus en plus plausible).

Le gros problème est que nous sommes tombés dans une logique de "séparation" depuis pas mal d'année, et non plus dans une logique de "construction". Le pays est en constante transition, une transition qui maintenant fait partie de sa culture, de son identité collective "on sait que cela arrivera un jour, mais pas demain, après-demain peut-être... Or même si nécessaire, toute transition se doit d'être la plus rapide possible, afin de dégager une stratégie claire et solide... peu importe la décision prise... il en va de la santé d'un pays.

Sur la crise en question ; j'agirais de la sorte :
- désamplifier, calmer, écouter, prendre la chose en considération mais rationnellement.
- les politiques adoptent un front commun mais constructif
- gentiment taper sur les doigts de l'administrateur "petit polisson va, mais on va profiter de l'aubaine"
- porter le débat sur la question du débat - éviter le "mass-média" - construire un dialogue, ne pas essayer de détourner le sujet du débat, cela diaboliserait encore plus l'événement,... continuer le débat, structurer ce débat, faire participer le citoyen (il s'agit d'une opportunité fantastique pour faire avancer), le rendre rationnel (il y aura de toute façon une marche organisée d'ici deux semaines - à éviter je pense).
- laisser le temps faire son oeuvre, éteindre les mèches potentielles allumées par les extrémistes
- porter le débat avec les flamands modérés, créer des liens, percer les abcès
- évoquer toutes les possibilités (en faire un débat de fonds) et envisager la "construction" entre flamands et wallons. Envisager une politique industrielle commune et non plus régionale... distribuer des pôles de compétences. Unir le côté francophone, favoriser et augmenter le plus possible les échanges flamands et wallons.

Et vous quelle serait votre position ?

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Plans d'affaire : introduction

Il n'y a pas UN seul modèle de plan d'affaire, mais plusieurs adéquats qui existent ... tous s'adaptent en fonction du secteur d'activité, de la culture et la personnalité des financiers et investisseurs. Dans certains pays, juste une vingtaine de pages suffirait, dans d'autres, on ne parle pas en-dessous d'une centaine. Bref on est bien loin de cette imagerie d'épinal où juste une poignée de main suffirait. Dans toutes les cultures où on parle de certains montants, un business plan est nécessaire ; il est fort improbable que le cas ci-contre (à bien lire jusqu'au bout:-) soit d'application un jour... un plan d'affaire nécessite du temps et des professionels du secteur pour le rendre le plus crédible possible.

Tous se régissent selon une structure analogue où l'on tente de répondre à ces questions essentielles :

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Introduction (executive summary)

Management (certains disent qu'il s'agit de l'élément le plus important)
- Qui est le créateur ? Qu'a t-il fait auparavant ? Pourquoi je lui filerai mes 100 briques pour son idée ? Il a fait quoi avant ?
- c'est qui son équipe ? Ils ont travaillé pour des boîtes que je connais ? Ils sont motivés ?

Idée
- c'est quoi? Dans quel domaine ? ça marche comment ?

Marketing
- elle existe déjà son idée ? Y a déjà des concurrents ? Y a des gros qui risquent de venir ? C'est qui ? Le marché, il est là ? Il s'agrandit ?
- Il va vendre à qui ? Comment il va les approcher ? Ça va coûter combien ? Avec quelle garantie de les toucher ?

Production
- Long à fabriquer ? Quelle est l'organisation autour ? il y a de la recherche à faire avant ? On est sûr que cela marchera ? Il peut la protéger son idée (brevet?)?

Ressources humaines
- de quels profils, ils vont avoir besoin ? Ça existe sur le marché ? Il y en a beaucoup ? Comment ils vont les attirer et les garder ? Ça va coûter combien ?

Finance
- combien le tout va coûter ? par mois ? Quand est-ce que ça va rapporter ? Ça va rapporter combien ? Quelles sont les projections ? Sont-elles réalistes ?
- y a déjà des gens qui ont investis ?

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mercredi, décembre 13, 2006

concours de business plan - le dessous des cartes

Comme déjà notifié, un concours de business plan n'est pas un concours visant à récompenser le meilleur dossier. Et contrairement à son nom qui l'indique et à ce que s'empresseront de vous assurer les promoteurs de tels évènements, la création de l'entreprise / start-up en cours "qui accompagne le plan d'affaire", est plus important que le dossier en lui-même. Il ne s'agit que d'une excuse...
Ce billet se veut décrire le dessous des cartes concernant ces concours de plan d'affaire (toujours teinte de mon expérience et subjectivité personnelle).

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Comme déjà notifié dans le billet précédent, un concours de business plan n'est pas un concours visant à récompenser le meilleur dossier. Et contrairement à son nom qui l'indique et à ce que s'empresseront de vous assurer les promoteurs de tels évènements, la création de l'entreprise en cours "qui accompagne le plan d'affaire", est plus important que le dossier en lui-même.

Examinez donc les projets lauréats... on parle généralement d'entreprises déjà bien avancées... et loin de l'étape d'idée (certaines dégagent même du chiffre d'affaire?? bref, une reformulation à opérer).

Demandez-vous quel pourrait être le but de tout promoteur de concours de business plan :
- de promouvoir son "bébé" et de le faire grandir
- éventuellement de toucher des commissions sur des partenariats créés, ou de constater un revigorement dans l'économie locale pour les élections prochaines
- d'attirer des financiers de taille
- d'attirer des projets de qualité

Tout comme le financier, le risque est l'ennemi n°1 d'un promoteur (il a généralement un profil d'ancien banker qui s'est trouvé une niche dans cette jungle impitoyable de financiers).
Son désir le plus cher est un projet lauréat qui continuera son bonhomme de chemin et qui deviendra un succès, une référence. Un référence qui renforcerait sa crédibilité et élèverait le niveau des porteurs de projet et de financiers pour des projets d'entreprise plus importants.
De par son métier, c'est également un adepte des statistiques ; le plus de projets rentrés (un nombre important de participants est déjà un facteur de réussite) donne également une meilleure probabilité d'obtenir d'excellents projets à proposer et coacher... "Appel d'offre" serait un terme plus pertinent à vrai dire, sous une fausse couche d'accessibilité populaire...

En gros, soit votre projet est toujours à l'étape d'idée théorique et de papier, et vous y allez juste pour voir (pour l'expérience - toujours très intéressante), soit votre entreprise est lancée, et vous y allez pour trouver du soutien financier. Une position entre les deux ne vaut pas la peine.

Ces concours de business plan sont généralement l'initiative de prestigieuses écoles de commerce et de surtout leurs lourds réseaux d'alumni (HEC, ESCP-EAP, London Business School, INSEAD pour les plus fameuses) composés d'un parterre de financiers aguerris dans les banques privées à Londres, Tokyo ou New-York. Elles peuvent également être de l'initiative de régions et/ou de gouvernements motivés à encourager l'entrepreneuriat dans leurs régions (sphère plus ouverte). Ces grandes messes de l'entrepreneuriat sont parfois spécialisées autour d'une certaine thématique (biotechnologie, Internet,...). Elles ont parfois un but pédagogique, parfois un but clairement économique et de création d'emploi.

L'étape intéressante en général est la situation avant la soumission du dossier (plusieurs mois avant). S'étant inscrit bien à l'avance, faisant maintenant partie de diverses bases de données, le porteur de projet est souvent invité à des réunions informelles de networking ou d'activités en lien direct avec l'entrepreneuriat (certaines valent vraiment la peine).

Le point négatif de ces concours est le manque de transparence, de garantie de confidentialité. On ne sait jamais qui fait partie du jury, on n'a aucun contrôle sur les documents qui voyagent. Certains diront que je suis paranoïaque, mais personnellement j'aime bien savoir qui lit mes informations, et j'apprécie les garanties réelles. J'en ai tenté un, et je n'ai pas passé le premier niveau - je fais toujours partie de listing avec étiquette "porteur de projet",... et nom du projet proposé. J'avais demandé par écrit que l'organisation ne garde aucune trace de ce projet... je suis en droit de tout imaginer.

Voici une liste non-exhaustive de concours de plan d'affaire en Wallonie / Bruxelles (s'il y en a un que vous voudriez que j'ajoute à cet article, mettez-le en commentaire et je regarderai).

Un concours d'étudiant ouvert aux francophones:
Startacademy ; organisé par un seul sponsor (banque) et soutenu par la région bruxelloise et wallonne. Coachs, ateliers (workshops), tout a l'air d'être mis en place pour assurer une certaine qualité et formation.

Deux principaux concours francophones en Belgique (gratuits, ouvert à "tous", sponsors plutôt publics, même si pas mal de privés aussi):
1,2,3, GO ; initiative interrégionale axée sur Bruxelles, la Wallonie, Luxembourg, région du Rhin, de la Sarre...
Possibilité de se faire aider par des "coachs" (experts ou business angels potentiels) visant à donner un coup de main au projet. Prix de 1000 à 10.000€, plus offre de garanties bancaires lorsque vous mettrez le projet sur pied. Examen des projets (sur papier), sélection et diverses présentations devant plusieurs panels de jurés.

Enterprize ; bilingue, très axé Bruxelles (initiative plutôt privée avec plein de sponsors privés) et EEBIC (un incubateur privé avec de fortes connections avec l'école de commerce Solvay) et Vlerick (prestigieuse école de commerce à Gand).
Ce concours utilise un système analogue de "coach". Examen des projets, sélection, diverses présentations devant plusieurs panels de jurés.

Un concours principal Européen (gratuit, ouvert à "tous"):
Gate2Growth ; européen (financé par la Commission Européenne).
Examen des projets, sélection, diverses présentations devant plusieurs panels de jurés (généralement des capital risqueurs).
Le niveau est assez haut, et les concurrents viennent de l'Europe entière ; avoir son dossier de sélectionné est déjà un exploit.
Si tel est votre cas, vous serez convié à une journée à "huis-clos", organisée avec uniquement des porteurs de projet et des Venture Capitalist (capital risqueurs) avec des portefeuilles bien garnis. Cette journée se limitera à plusieurs candidats qui exposeront leurs projets. Les VC ou BA donneront leurs commentaires, et ensemble travailleront sur la présentation, le projet... A la fin de la journée, le meilleur projet sera élu pour participer à une finale dans une capitale européenne (plus gala).

La faune du porteur de projet peut être très diverse... mais cela fera l'objet d'un autre billet.
Pour rappel, ces concours ne sont qu'un moyen parmi tant d'autres pour approcher ces financiers. Ils peuvent constituer une première introduction intéressante à ce monde particulier du capital-risque, mais tout peut se faire beaucoup plus efficacement en "stoemeling", derrière les "spots". Gagner le premier prix n'est pas le but !

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mardi, décembre 12, 2006

Pitchs d'investissement face à des capital-risqueurs / business angels




Un business plan / plan d'affaire s'accompagne toujours d'un "pitch". Celui-ci vise à convaincre les investisseurs de l'intérêt de votre plan d'affaire. J'explique ici différentes formes de discours (par ex. l'elevator pitch) qui peuvent être pertinents à votre levée de fonds.

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Un business plan / plan d'affaire s'accompagne toujours d'un "pitch". Un pitch est comme un "discours de vente" - on peut le comparer à un premier entretien d'embauche ; c'est le moment où l'on vend son projet d'entreprise, son plan d'affaire.

Il se décline selon plusieurs catégories :
"Elevator Pitch" ou pitch d'ascenseur.
Imaginez que vous preniez l'ascenseur, et que hop comme par hasard vous le partagiez avec Mr. Goldman Morgan, ce fameux banquier dont tout-le-monde parle... Il se rend au cinquième étage - le trajet prend 25 secondes.
Vous avez 25 secondes pour lui donner envie de vous donner 5 à 10 minutes de son temps pour écouter la suite ou pour qu'il vous donne sa carte de visite (s'il n'a pas le temps, mais qu'il est intéressé). Structurer son projet en 25 sec. n'est pas facile (essayez...). Ce pitch très sérieux fait souvent l'objet de concours de business plan organisés par de grandes écoles de commerce londoniennes.
Tentez peut-être de vous inspirer du concept CAR (Context Action Result) pour discipliner votre discours...

Vient ensuite un pitch de 4 minutes, où l'on se trouve soit dans le vestibule (ou au téléphone) avec ce banquier ou venture capitalist, en sortant de l'ascenseur. On étaye un peu plus le projet. Si la personne est plus intéressée, vient ensuite un pitch de 8 à 10 minutes. Généralement, c'est parce qu'un rendez-vous a été pris, et le banker est avec des collègues. Il serait à priori intéressé d'en savoir plus. Il leur en a déjà parlé, il désire un avis supplémentaire

Suite à cette dernière étape, soit ils sont intéressés par le projet et d'en connaître plus (et le travail commence), soit non.

Selon certaines statistiques, à peu près 1% des projets présentés trouvent de l'investissement via cette manière.

Pour un idée plus "pratique" de l'affaire, visitez donc ce article : mythe et réalité lors de la présentation d'un business plan. Pour une certaine idée des subsides publics existant. Voir aussi une liste d'articles externes choisis sur le monde des capital risqueurs et des Business Angels (page destinée à s'étoffer au fil des mois).

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lundi, décembre 11, 2006

Liste d'aides & subsides publics Wallon (innovation)

Descriptif de ces 11 aides s'appliquant à la région Wallone (thème de l'innovation) :
- Aide à l'innovation technologique: Etude technico-économique
- Promotion de l'innovation technologique (RIT)
- RIT EUROPE
- Aide à l'innovation technologique: Etude de faisabilité de logiciels innovants
- Aide à l'innovation technologique: Support technique
- Aide LAUREAT à l'hébergement des spin-offs (province de Namur)
- Aide LAUREAT à la promotion commerciale de l'innovation (province de Namur)
- Bourses de préactivité (création d'entreprises)
- Prime à la création d'un site e-business (AWEX)
- Subvention BREVET
- Programme visant à promouvoir une utilisation plus sûre de l'internet et des nouvelles technologies en ligne (Safer Internet Plus) (Union Européenne)

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Voici des adresses utiles qui décriront l'ensemble de ces aides publics en Wallonie (pourquoi ré-écrire la roue quand elle tourne déjà):

pour une bonne idée sur les aides économiques présentes en région Wallone , je vous conseille le moteur de recherche MIDAS. A ce jour, 246 aides pour entreprises Wallonnes y sont répertoriées.
Si votre entreprise est basée en Wallonie, ou que vous projetez de vous installer dans cette région, ou que plus de 50% est jugé "Wallon", il y a de grandes chances que vous pourrez bénéficier de ces aides. Reférez-vous directement à la recherche multi-critère.

On y note dans cette base de données des subsides et/ou aides spécifiques à des provinces Wallonnes, à l'état fédéral, à la communauté germanophone ou française, l'Union Européenne, des organismes indépendants ou encore ces fameux "invest" (Sambre-Invest, Meuse-Invest, etc).

Tous les secteurs impliqués ou formes d'aides y sont décrits :
Agriculture, Aides Fiscales, Consultance, Emploi, Energie, Environnement, Exportation, Financement, Fonds Structurels, Formation, Innovation, Investissement, Recherche, Tourisme/ Horeca

Prenons l'exemple d'innovation (qui seul m'intéresse).
Il retourne 11 résultats :
- Aide à l'innovation technologique: Etude technico-économique
- Promotion de l'innovation technologique (RIT)
- RIT EUROPE
- Aide à l'innovation technologique: Etude de faisabilité de logiciels innovants
- Aide à l'innovation technologique: Support technique
- Aide LAUREAT à l'hébergement des spin-offs (province de Namur)
- Aide LAUREAT à la promotion commerciale de l'innovation (province de Namur)
- Bourses de préactivité (création d'entreprises)
- Prime à la création d'un site e-business (AWEX)
- Subvention BREVET
- Programme visant à promouvoir une utilisation plus sûre de l'internet et des nouvelles technologies en ligne (Safer Internet Plus) (Union Européenne)


- Aide à l'innovation technologique: Etude technico-économique
pas de formulaire spécifique - uniquement pour les PME en région Wallonne - la région met jusqu'à 80% du coût de l'étude.
"L'étude, nécessairement sous-traitée à un consultant, s'intéressera aux différentes questions que pose la faisabilité du projet, comme :
- l'évaluation de la demande potentielle, du niveau de la concurrence et des parts de marché accessibles;
- l'étude de la réglementation en vigueur dans les pays ciblés;
- l'analyse de l'état de la technique dans le domaine considéré;
- l'évaluation du prix de revient afin d'être concurrentiel;
- l'analyse de la possibilité de brevetabilité;
- l'évaluation des investissements nécessaires;
- la recherche éventuelle de partenaires." (pour plus d'infos...)


- Promotion de l'innovation technologique (RIT)

pas de formulaire spécifique - uniquement pour les PME en région Wallonne visant à produire en région Wallonne -la région paye 80% du salaire du RIT (responsable de l'innovation technologique), ses charges sociales / patronales et frais de mission.
Condition : accepter un "audit" de ses activités par le ministère...

"L'aide RIT a pour but d'accroître les ressources humaines de l'entreprise pour une durée de 6 à 24 mois, en lui facilitant financièrement l'engagement d'une personne supplémentaire dont la mission consiste à élaborer, en collaboration avec les autres membres de l'entreprise, un ou des projets d'innovation technologique tels que: création de produits, étude et conception de nouveaux procédés de fabrication, recherche et analyses technologiques." (pour plus d'infos...)


- RIT EUROPE
pas de formulaires spécifiques - entreprises qui ont ou débutent une activité de production en Wallonnie - 80% du RIT (décrit ci-dessus) - avec des conditions analogues - "l'audit" devient "étude technico-économiqueé".

"L'objectif de cette aide est d'étudier la possibilité pour une PME wallonne de mettre en oeuvre, avec une ou des PME située(s) sur le territoire d'un (ou plusieurs) autre(s) Etat(s)-membre(s) de l'UE, une coopération technologique." (pour plus d'infos...)

L'intérêt est que s'il y a coopération avec d'autres sociétés situées dans d'autres pays de l'UE, des aides au niveau européen peuvent tomber...


- Aide à l'innovation technologique: Etude de faisabilité de logiciels innovants

pas de formulaire spécifique - uniquement pour les PME en région Wallonne visant à produire en région Wallonne - la région subsidie 80% de l'étude de faisabilité.

"la Région Wallonne a élaboré un dispositif d'intervention portant sur des études de faisabilité de logiciels innovants. L'objectif de cette aide est de fournir aux sociétés intéressées les moyens d'élaborer une stratégie de développement sur base d'un concept de produit validé tant du point de vue technique que du point de vue commercial." (pour plus d'infos...)


- Aide à l'innovation technologique: Support technique
pas de formulaire spécifique - uniquement pour les PME en région Wallonne ou visant à produire en région Wallonne - la région subsidie 80% du coût de sous-traitance.

"La Région Wallonne a élaboré un dispositif d'intervention portant sur des études de faisabilité au titre de support technique.
L'objectif de cette aide est de permettre à une entreprise d'effectuer une étude de faisabilité de produits, procédés ou services nouveaux en ayant recours à un organisme extérieur qui réalise des prestations techniques. (...)
Celles-ci couvrent les prestations techniques suivantes:
- les analyses et mesures;
- les essais et toutes les épreuves de certification;
- les expérimentations et tests comparatifs.
Ces prestations doivent présenter un caractère exploratoire, permettant de tester des hypothèses et d'élaborer éventuellement une recherche ou un développement structuré." (pour plus d'infos...)


- Aide LAUREAT à l'hébergement des spin-offs (province de Namur)
pas de formulaire spécifique - réduction de 50% du loyer + aide plafonnée à 9000€ la première année

"Le Bureau Economique de la Province de Namur (BEP) octroie une aide financière aux spin-offs issues des institutions universitaires namuroises, Faculté Universitaire Notre-Dame de la Paix (FUNDP) et Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux (FUSAGx) qui, pour la mise au point ou l'exploitation d'un produit, procédé ou service innovant, s'implantent en Province de Namur dans des bâtiments donnés en location par ces institutions." (pour plus d'infos...)

Quand on sait qu'il n'y a pas de programmes complets universitaires à Namur (seules les premières années d'université sont dans la citadelle)... je me pose des questions sur la validité de cette action.

- Aide LAUREAT à la promotion commerciale de l'innovation
pas de formulaire spécifique - entreprises installées ou qui s'installent dans la province de Namur -40% des coûts de promotion commerciale de l'innovation

"Le Bureau Economique de la Province de Namur (BEP) intervient dans les frais de promotion commerciale des entreprises qui se sont impliquées dans la mise au point d'un produit, procédé ou service innovant et qui établissent et mettent en oeuvre un plan stratégique de développement commercial visant le lancement de l'innovation sur le marché" (pour plus d'infos...)


- Bourses de préactivité (création d'entreprises)
formulaire type (lien direct sur l'instance officielle) - pour les porteurs de projet, personnes physiques, promoteurs visant à construire ce projet en région Wallonne - 12 394€ ou 80% des dépenses admissibles si la personne travaille ou 15 493€ ou 100% de ces dépenses... + un complément potentiel... de 6000 à 7000€

"Une subvention dénommée "bourse de préactivité" est octroyée à toute personne physique (promoteur) proposant un projet de création d'entreprise basé sur une idée originale.
(...)
Les critères d'évaluation du projet comprennent au minimum les critères suivants:
1. le caractère original de l'activité à développer;
2. le réalisme de la méthode de travail envisagée et l'encadrement professionnel du projet;
3. les possibilités de développement de l'activité en Wallonie;
4. l'ampleur des retombées en matière d'emplois et la nature de ceux-ci." (pour plus d'infos...)
Mon expérience en la matière :
bourse de préactivité et fonds de participation

lettre ouverte à Marcourt (on se dépèche?)
subsides et délais de paiement


- Prime à la création d'un site e-business (AWEX)
formulaire type et annexes (lien direct sur l'instance officielle) - pour pme "au sens européen du terme" en Wallonie - 50% des coûts/ dépenses pour création du site web, ou min. 2500€ / max. 15000€ (dépenses éligibles de min. ... 5000€).

"Dans les limites budgétaires, la Région Wallonne octroie une prime aux entreprises qui créent un site e-business afin d'intégrer l'e-business dans leur fonctionnement.
Il faut entendre par site e-business : l'espace virtuel qui se trouve sur le réseau Internet contenant diverses sortes d'informations ou d'applications informatiques et qui permet à une entreprise d'accélérer et d'automatiser :

a. la vente de produits ou de services destinés au consommateur au sens de l'article 1er de la loi du 14 juillet 1991 sur les pratiques du commerce, l'information et la protection du consommateur;

b. la vente de produits ou de services destinés à toute autre entité économique;

c. le partage avec d'autres entités économiques d'informations ou d'applications informatiques, par le biais de techniques sécurisées, en vue de faciliter ou d'accroître les activités de ces entités." (pour plus d'infos...)

Il est amusant de voir le côté "innovation" avec le côté "site web", comme si la plupart de ces législateurs n'y connaissaient rien aux nouvelles technologies, et qu'il fallait y donner un côté "fourre-tout"


- Subvention BREVET
pas de formulaire spécifique - petites entreprises situées en Région Wallonne (au sens Européen) - 70% des frais de rédaction, dépôt et extension territoriale (divisée en 2 subventions distinctes)

"Le Ministère de la Région Wallonne accorde 2 types de subvention aux petites entreprises en vue de les aider à protéger leurs innovations par des brevets d'invention à savoir:
- subvention pour une 1ère demande de brevet déposée auprès d'une administration nationale (Belgique par exemple) ou régionale (Europe par exemple);
- subvention pour les formalités subséquentes au 1er dépôt et les procédures (autres demandes de brevets) en vue d'étendre territorialement la protection avec invocation du droit de priorité." (pour plus d'infos...)

- Programme visant à promouvoir une utilisation plus sûre de l'internet et des nouvelles technologies en ligne (Safer Internet Plus) (Union Européenne)
sujet un peu hors propos (mais pour plus d'infos...)

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vendredi, décembre 08, 2006

"Transmission d'entreprise et Entreprenariat" au Cercle de Wallonie

C'était un événement assez "amusant" qui m'a amené au Cercle de Wallonie (photo ci-haut, aimablement "empruntée" au http://www.cercledewallonie.be/), un événement co-organisé par une société de concours de business plan /incubateur et une banque belge qui veut se positionner sur les entrepreneurs et la transmission d'entreprise. Le Cercle de Wallonie est un de ces cercles fermés belges où
le pouvoir économique wallon se retrouve et discute... racheté dernièrement par un Liègeois avec un fort accent français (il a apparemment vécu à Paris pendant une dizaine d'année où il a tenu les rênes d'une régie publicitaire avant d'être racheté par Albert Frère), n'en déplaise au standing de cette institution... je serais intéressé par discuter avec cette personne.

Je m'y suis rendu, car cela faisait des jours que je n'étais pas sorti de chez moi, j'avais besoin de voir du monde, des gens qui bougent, de reprendre la température - je n'avais absolument rien à vendre... tant qu'il n'y a rien en place (un minimum au moins), je n'en parle pas (cela ne servirait à rien, trop tôt). Voir et être vu, juste pour que mon visage soit imprimé dans certaines mémoires rétiniennes, et attisent la curiosité les fois suivantes.

La transmission d'entreprise est un sujet très chaud pour le moment.
La Wallonie (Flandre également) est constituée d'un tissu de sociétés, de pme (petite et moyenne entreprise) familiales qui pèsent lourd dans l'économie locale ; beaucoup plus que ces multinationales qui ont la bougeotte. Ces pme sont maintenant dirigées par des personnes qui s'approchent de l'âge de la retraite... Eh oui, les baby-boomers patrons deviennent vieux, aussi ... pas d'exception...

Un problème apparaît ; toutes ces sociétés qui marchent "bien" n'ont pas de successeurs - en effet ces propriétaires n'arrivent pas à transmettre leurs entreprises. Il s'agit d'un problème de taille ; imaginez donc une économie qui survit grâce à des boîtes familiales et qui les voit disparaître les unes après les autres...

Bref tout banquier qui se respecte, remarque là une opportunité pour se faire des commissions sur des transactions, et crée dés lors tout un événement autour de ça... ce qui arrange pas mal les instances politiques... statistiquement une entreprise qui fonctionne depuis quelques années (qui engrange déjà du cash-flow) a plus de chance de succès dans le long terme qu'une start-up - ces statistiques évoluent également en fonction de l'âge de l'entrepreneur.

Cette transmission se veut empreinte d'un certain symbolisme, entre la vieille génération et la moyenne (35, 40 ans)... le tout résumé en cette note : "déclarez tous vos revenus, car cela fera monter le prix de la transaction - la plupart des repreneurs potentiels ont besoin d'avoir recours aux banques. Ces dernières ont besoin de chiffres solides et visibles. De plus, la plupart des repreneurs exigeront une garantie fiscale de 5 à 10 ans après la vente comme quoi il n'y a pas de cadavres dans le placard - je peux vous garantir une imposition de 15 à 16% et demi en référé" Quand on sait qu'en Irlande, l'Isoc (impôt sur la société) est de 12,5%, on commence à réfléchir...

Bref, on tente d'attirer le chaland par tous les moyens. Tout est favorable en Wallonie, plus que partout ailleurs en Belgique ! Revendez et rachetez sans craintes ! Lors de cette conférence, le côté "comparaison avec la Flandre" était omniprésent, comme si la Wallonie recherchait des justifications - tous les critères sont bons pour trouver des avantages... en gros les salaires y sont les plus bas de Belgique (de 5 à 10%, pas plus)... il faut savoir néanmoins que le prix de l'immobilier y est en train de monter, monter. Je me demande combien de temps cet avantage de salaire va tenir.

Pour la première fois j'ai remarqué la fierté d'appartenance de chaque Wallon à sa ville natale (j'ai plus d'atômes crochus avec le Flamand, sans vouloir être gratuit, la Wallonie a encore pour moi le charme d'une carte routière - neutre) ; là j'ai appris qu'un Liègeois n'est pas un Carolo... des concurrents... j'ai eu l'impression d'avoir le fantôme d'Albert Frère qui hantait ces murs...

Je noterai encore la tentative de ce Carolo d'origine de promouvoir sa terre natale (Charleroi) : "imaginez à 35 min. de Bruxelles, un aéroport international et des centaines d'ha (à 20€ max le m²). Le confort auprès de 6 villes européennes, où vous pouvez vivre sans voiture..." une voix dans la salle "bein tiens, on nous l'aura déjà volée"... éclat de rire général... la Wallon a de l'humour, qu'il ait 35 ou 70 ans (il y avait aussi des Bruxellois dans la salle)... mais qui donc a parlé d'un conflit de génération et de culture ?

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mercredi, décembre 06, 2006

management, management et management (2)

Concernant l'équipe, plusieurs points, après réflexion, valent peut-être la peine d'être précisés ; soit on lance son business seul (et on vise le beurre dans les épinards), soit on se lance avec une équipe et on veut frapper fort (les épinards au beurre,... ok mais alors avec du homard, une caisse de Cheval Blanc, des couverts en argent, un soleil magnifique qui se couche sur une plage déserte,... et puis finalement on n'en veut pas de ces épinards...).

Dans le cas d'un projet impliquant plusieurs personnes, je décrirai ici l'importance critique du réseau de connaissance de l'équipe, l'aspiration individuelle de chacun de ses membres, ainsi que leurs propensités au risque pour terminer sur une petite note concernant le leader.


La construction du logiciel avance, je sens du mouvement,...
Première partie de ce billet pas spécialement nécessaire, mais peut toujours éclairer...

management, management et management (1)
ne pas avoir recruté les bons profils
les problèmes de l'outsourcing / sous-traitances dans les pays du tiers-monde

recrutement, un bon plan
partenaires de start-up, pourquoi formaliser les relations

2 employés qui ne s'entendent pas
doutes, le premier billet de ce blog
sans oublier
tout sur l'envers de l'univers des financiers, capital-risqueurs et business angels

Concernant l'équipe, plusieurs points, après réflexion, valent peut-être la peine d'être précisés ; soit on lance son business seul (et on vise le beurre dans les épinards), soit on se lance avec une équipe et on veut frapper fort (les épinards au beurre,... ok mais alors avec du homard, une caisse de Cheval Blanc, des couverts en argent, un soleil magnifique qui se couche sur une plage déserte,... et puis finalement on n'en veut pas de ces épinards...) :

l'importance du réseau de connaissance de l'équipe.
Réseau au sein des fournisseurs, des clients ainsi que de la concurrence.
Si la personne est admise au sein de certains milieux où l'information pertinente à son domaine circule, l'investisseur pourra toujours être certain de la bonne utilisation de son argent. Il se dira, "ils sont dans le coup",... "ils sentiront le vent tourner"... "le plan d'affaire est intéressant, mais si divers scenari se présentent, je suis certain que ces lascars l'auront prévu et se seront déjà préparés".

Les connections "personnelles" au sein de fournisseurs aideront à s'assurer de prix raisonnables et de livraison de qualité endéans les temps. Ils peuvent également donner pas mal d'information sur ses concurrents, au cas où ces derniers travaillent avec mes concurrents... avantage indéniable pour comprendre l'évolution de ces derniers (certains appellent cela "intelligence économique"...)

Celles au sein des distributeurs, pour toujours garder une oreille attentive sur l'évolution des goûts des consommateurs, de ses clients. Ces derniers peuvent également être utile pour obtenir des infos sur la concurrence et évolution de parts de marché.

Au sein de la concurrence, même si c'est interdit et que je ne conseille absolument pas ce genre de pratique. On pourrait qualifier cela de "délit d'entente" (il y a un terme spécifique pour ça), ou acte contraire aux règles de la concurrence. Parfois on a besoin de ses concurrents, surtout quand on a des prestataires en commun, et que ceux-ci commencent à exagérer... un front commun peut aider pas mal de choses... ce n'est évidemment pas le genre d'information à placer dans les 5 minutes d'introduction avec un financier que l'on vient de rencontrer...
Bref, au lieu de rester coincé dans sa cave en face de son écran, il faut se forcer à sortir, rencontrer du monde, distribuer et collectionner les cartes de visites, revoir les gens intéressants "par hasard" ("il fait si bien les choses, le hasard"), et y aller ainsi de suite... l'intérêt d'un groupe, c'est que l'on permet le développement d'affaires nouvelles et de celles existantes. Tout seul, c'est plus compliqué.
Pour ma part, j'ai 3 cartes de visites différentes :

Une carte pour une asbl lointaine (tout-à-fait en dehors du business que je tente de lancer), je la distribue quand je ne sens pas très bien la personne en face de moi et que je préfère garder un certain anonymat, une certaine distance, un certain côté professionnel, un peu un "Tiens, va fouiner ailleurs".

Une autre carte qui porte directement sur le projet en question, avec logo et mentionnant soit
  • "Porteur de projet" - CEO ou PDG à mon stade ferait sourire - je la transmets quand je sens que les gens peuvent m'aider à développer l'entreprise (subsides etc)...
  • "Responsable Commercial" quand il s'agit de clients ou de sponsors potentiels.
J'en ai même une quatrième où il y a juste mon nom et coordonnées,... pour un autre business peut-être.
Toutes ces cartes sont dans des poches différentes, je ne choisis pas, le mouvement est clair et direct (je foire quand même parfois, mais j'essaie d'éviter, les 30 premières secondes sont tellement stratégiques).
Comme dit auparavant, je suis parano et j'en suis conscient.

L'aspiration individuelle de chacun, sa propensité au risque...
La propensité au risque est inhérente à chacun - quand on propose un projet fou, on voit directement qui accepte... il est clair que dans chaque équipe il faut toujours un certain équilibre. N'avoir que des têtes brûlées adeptes du bungee du haut de la tour Eiffel risquerait de produire un effet "corde trop longue".

Néanmoins, quand on se lance dans un projet, si on n'a pas ce goût de l'aventure, ce mécanisme d'ouverture aux événements et de pouvoir s'y adapter, il vaut mieux garder son bon job sans trop histoires comme bobonne le conseille si bien... néanmoins bobonne devrait se dire que vers 35, 40 ans on risquera bien d'être forcé de se le créer soi-même son propre boulot...

L'aspiration individuelle est propre à tout un chacun... Bill gates forcené ou tartempion planqué ? L'un n'exclue pas l'autre, l'un n'est pas meilleur que l'autre. Gagner de l'argent juste de quoi (bien) vivre et le reste du temps s'occuper de sa famille ? Ou travailler comme une brute, oublier d'être marié et ses devoirs, vivre dans une vie compliquée avec des contraintes qui empêcheront parfois de dormir... le but, c'est cette idée, ce rêve qui me hante ... !

Tout dépend de ce que l'on veut - le mieux est choisir des profils adéquats... sinon l'un risque de vous quitter car il veut pas de votre mode de vie de retraité, l'autre sera foutu à la porte, car vous aurez l'impression d'être une succursale de l'ONEM, ANPE ou autres. J'ai déjà eu des situations pareilles et cela m'a fait perdre du temps (voir historique de ma start-up et lancement d'entreprise)

J'ai l'impression que d'avoir une femme et d'être ultra ambitieux n'est pas tellement incohérent. Je peux me tromper,... l'expérience est toujours en cours.

Le leader
(last but not least)
tout dépendra de lui...
soit c'est un fils à papa qui était lui-même fils à papa (ça donne un truc assez étonnant, pas toujours top en fait, parfois très arrogant ; ce que l'on appelle la "fameuse 3ème ou 4 ème génération de propriétaires d'entreprise"),
soit c'est un complexé, soit c'est un gars qui s'imagine pouvoir faire tout seul - les seules personnes qu'il engage étant ses aides,
soit c'est un gars ouvert qui connaît ses limites et qui sait qu'il aura besoin de gens plus malins que lui dans tel ou tel domaine,

Être un leader n'est pas évident, un art j'imagine, ce n'est pas celui qui gueule le plus fort (ce que je pensais à tort sur les bancs d'école), ou encore celui qui sait mieux ou plus que les autres... A mon sens, c'est la personne qui écoute, qui a les rênes de cette affaire (c'est lui qui a investi) et qui agit sans état d'âme, pour le bien du projet, du groupe, de ses emprunts bancaires, de sa famille.

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