Baser son entreprise à Bruxelles ou en Wallonie ? /1
Bruxelles ne semble pas aussi "désespérée" de créer de nouvelles entreprises ; et pourtant, lorsque l'on examine certaines données, on se demande pourquoi.
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En effet ses subventions sont beaucoup moins nombreuses, et aucune ne semblent être spécifiquement liées à la région bruxelloise (on peut également les obtenir en Wallonie). De plus les coûts y sont généralement supérieurs de 10% (loyers, salaires,...).
La Wallonie enregistre un taux de chômage de 19,4% (289.423 unités - chiffres de Novembre 2006, source Forem), dont 33% à moins de 25 ans - ce qui est un record absolu. Plus de la moitié de ces jeunes n'ont pas leurs diplômes de fin d'études secondaires (le "bac"). En tant qu'entrepreneur, j'y vois un gros avantage : une autoroute à un pool de compétences, pour pas cher.
Car même si l'éducation en Wallonie n'est pas considéréé comme étant des meilleures, il y a certainement quelques gars qui en veulent. LE problème se situe peut-être dans les "pièges à l'emploi". La Belgique est un des seuls pays en UE où l'on peut être chômeur à vie, avec des cotisations avoisinant les 1000 à 1500 Euros. Un chômeur peut rechigner à prendre un emploi qui le payera légèrement plus... paresse, on se lève tard, on regarde des dvd, on range pas sa chambre, et c'est la chute infernale. Lire cet article d'un magazine belge. Après avoir lu cet avis, comment pensez-vous qu'il faudrait interpréter celui-ci ?
Le taux de chômage à Bruxelles est encore plus élevé (93.942 unités), il s'élève selon l'Orbem à 20,5% de la population active. Même si actuellement en diminution, avec "seulement" 17,2% de moins de 25 ans, tout ceci n'est que temporaire (surtout lorsque l'on regarde l'épisode VW Forest). Mais comme la Flandre a besoin de main d'oeuvre qualifiée... cette remontée sera peut-être adoucie.
Bref, que ce soit en Wallonie ou à Bruxelles, il y a autant de chômage.
Concernant la fiscalité dans ces deux régions, ils sont de l'ordre suivant (lire auparavant Plan Marshall Wallon) :
A Bruxelles, l'impôt sur la personne physique peut monter jusqu'à 50%, celui sur la société jusqu'à 33.99%, la TVA étant soit de 6%, 12% ou encore 21%. Des incitants fiscaux existent bien évidemment : leur liste est ici. Je les résumerai dans le courant du mois prochain.
En Wallonie, plus de recherches devraient être faites (ce n'est pas très clair) - les taux précités devraient être adéquats, même si mon petit doigt me dit que ce serait normalement plus bas ; vous pouvez toujours vous faire une idée ici.
D'un point de vue "aides" à la création à Bruxelles, soit les jeunes ont des petits projets qui ne demandent pas trop d'investissements (si ce n'est un ordinateur ou des ciseaux de coiffeur) ; soit les investissements deviennent "prêts" pour des montants trop importants lorsque l'on se lance et que l'on n'est pas sûr... en soi pas de "bourse de préactivité" pour Bruxellois. Nous avons déjà ultérieurement décrit le prêt lancement qui ne constitue qu'une forme de financement relative au Fonds de Participation, dirigé par un organisme fédéral (donc aussi accessible à Bruxelles).
Concernant l'argument comme quoi Bruxelles serait déjà considéré comme étant un tissu économique, avec les arguments déjà précités, je pense qu'il faudrait revoir cette donnée. Il est en effet plus sage de démarrer dans un environnement où il sera plus simple de trouver un client et des partenaires potentiels que de rester "dans sa campagne entre les vaches, sous-développés, politiciens véreux et chômeurs". Néanmoins, quid d'une ville "européanisée" où les "étrangers" ont accés aux emplois les plus intéressants, les locaux pouvant se borner à des postes de secrétaires ? Les prix gonflent, artificiellement ; une ville à deux vitesses se créée. Dans certaines entreprises à Bruxelles, il n'y a parfois que des non-belges qui y travaillent... et je me demande si celles-ci ont besoin de partenaires locaux pour se développer. Le recrutement risque d'y être plus compliqué.
Pour conclure, les données de base sont légèrement différentes entre les deux régions. A mon sens, tout dépendra du capital de départ à disposition. Personnellement, je pense qu'il ne faut pas trop y réfléchir, et juste agir en fonction des opportunités qui se présentent. A partir du moment où le chiffre d'affaire, cash-inflow est régulier,... il faudra regarder d'un peu plus près et négocier, car si l'entreprise a du potentiel en terme d'emploi (sésame qui ouvre toutes les portes), les deux régions se battront pour vous attirer.
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