Durant cette année record 2007, à la bourse de New York,
il y a eu autant de sociétés qui sont rentrées en bourse, et autant de sociétés qui ont été délistées (selon BFM). On peut être délisté de plusieurs manières ; soit la société rachète toutes ses actions et dés lors n'a plus d'actions "flottantes", soit l'ensemble des actionnaires décide de retirer leurs actions de la place de marché, soit les autorités boursières décident d'ôter telles ou telles sociétés de leurs listings pour moultes raisons(retards administratifs de publications des comptes,...).
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Il est intéressant de noter que la plupart des sociétés qui ont été délistées sont américaines, et la plupart qui sont rentrées sont chinoises et russes (essentiellement des groupes énergétiques). Le fait d'être en bourse offre pas mal d'avantages : il permet de facilement lever des fonds (et beaucoup de fonds), et donne une crédibilité tout autre à l'entreprise. Les désavantages sont également nombreux : un risque plus grand de se faire "acquérir" ou "fusionner" (OPA) par une autre société, et de plus grandes contraintes d'un point de vue comptabilité et communication d'entreprise (transparence). L'épée à double tranchant réside surtout dans un détachement de la valeur intrinsèque de l'entreprise vers des critères beaucoup plus abstraits et fluctuants ("valeur que le marché des investisseurs imagine" - attention aux pets de papillons !).
L'année 2007 sera apparemment toujours basée sur le thème de l'énergie, que ce soit les technologies de production d'énergies renouvelables ou encore les fuels.
De toute façon, économiquement, il n'y a pas le choix ; les prix de barils sont trop chers, et cela pourrait clairement affecter nos économies. Il y a a déjà eu des corrélations entre l'évolution du prix du pétrole et l'évolution du PNB d'un pays - pour ceux qui vendent (positif) et pour ceux qui achètent (négatif). Les prix sont aujourd'hui tellement hauts (le pétrole deviendrait "rare", de plus les besoins grandissants des nouveaux géants dopent complètement la donne) que d'un point de vue business, il s'agit maintenant d'une opportunité (les technologies actuelles ne sont pas encore au point - toujours trop chères par rapport aux technologies plus traditionnelles).
D'un point de vue géostratégique, on ne peut pas se permettre de dépendre de la Russie, Moyen-Orient et Venezuela. On ne peut pas également se permettre de financer ces régimes totalitaires, cela peut tout simplement constituer un risque pour nos libertés (les contrôler "oui", mais les développer "non"). "Liberté" nous semble tellement normal, il est vrai que nous sommes "gâtés".
D'un point de vue écologique, cela devient également problématique, mais ça c'est le cadet des soucis des puissances financières de ce monde. A part si évidemment, leurs investissements s'en trouvent affectés - que ce soit positif ou négatif. Il est clair que maintenant ce problème ou opportunité est pris au sérieux. Plusieurs fonds d'investissements américains sont pour le moment en chasse d'investissement pour des sociétés de technologie renouvelable. La technologie américaine dans ce secteur est en retard (à part peut-être les turbines à gaz GE), surtout lorsque l'on compare les technologies japonaises, et surtout Européennes (eh oui, là-dedans, on est excellents, mais chers (Euro trop haut)).
Le fait que des investisseurs étatsuniens de taille s'intéressent aux nouvelles technologies d'énergie renouvelable pourrait conduire vers cette déduction de choix : il est considéré comme "faisable" de trouver une alternative au "fuel fossiles" comme source d'énergie aux Etats-Unis. Le terme "faisable" est très prudent.
Il est vrai que les USA ne semblent plus être en mesure de contrôler leurs approvisionnements énergétiques - la guerre en Irak est un échec, et démontre clairement l'incapacité d'ouvrir et de réussir un nouveau front pour s'assurer cet approvisionnement. Il est par ailleurs constamment question pour les USA de se retirer ; une évolution de la politique étrangère des USA, en fonction de ses technologies.
Et la Wallonie dans tout ça ? L'énergie a été un facteur déterminant pour son développement économique - il a aussi été son coup de fusil,... final ?
Pas mal d'investisseurs recherchent actuellement des start-up qui pourraient offrir une alternative énergétique sérieuse. Cet axe est rempli d'avenir, mais sans reins solides, pas la peine de même imaginer s'y engouffrer.
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