mercredi, avril 11, 2007

après quelques entretiens...

Et oui elle continue, je ne vais pas baisser les bras (jamais) !

je me battrai jusqu'au bout ; maintenant, j'ai redéfini un plan d'attaque, prêt à bondir... Reprendre du poil de la bête, me refaire une permanente, regonfler ma carrure, je foncerai.

La semaine passée, j'ai passé quelques entretiens d'embauche dans des belles boîtes (on m'a appellé - plaisir:-).

Ca m'a rassuré, et m'a réveillé - non Jef, tu vaux quelque chose.

Le premier entretien était pour une position intéressante au départ dans une boîte belge - "acheteur textile pour commerce avec l'Asie" - j'aime. Intéressant au départ. Au départ, car lorsqu'on creuse... Le "problème" s'est situé avec les personnes qui m'ont interviewés - "NIET" réciproque. Plus jeunes que moi, moins d'expériences, elles seraient devenues mes supérieurs hiérarchiques, et je les regardais déjà avec un air de patron (stupide de ma part, mais plus fort que moi, j'ai été le plus discret possible). "Non, je n'ai pas fait toutes ces expériences pour laver du linge" (soi-dit en passant pourquoi pas pour une période limitée, j'aurai continuer ma start-up wallonne en catimini, fais de l'argent, et le jour J, bye !), mais soi-dit en passant, il s'agit tout de même d'un beau foutage de gueule...

Mais en ce qui concerne le deuxième entretien...


une très belle boîte de consultance américaine pour du conseil en stratégie. Un vieux fantasme que j'ai obtenu par malentendu. L'entretien s'est passé, et même si les chances que cela ne marche pas sont belles et bien existantes, ça m'a fait du bien - rencontrer du "lourd" intellectuel, ça fait du bien - petit bol d'air, d'oxygène. Je me rends compte que je dois vraiment retravailler mon flamand... mon pauvre talon d'Achylle qui a été mis à vif - à charcuter. L'excellence, non ce n'est pas du baragouinage.

Lorsque j'ai préparé ce deuxième entretien, je me suis rendu compte pourquoi les consultants de ces grosses boîtes étaient rapidement téléscopées à des hautes positions dans des sociétés tierces. J'ai compris pourquoi les BA ou VC aimaient ce genre de profil pour investir dans ce genre de boîte.
Le travail est en fait ultra-dur (il faut vraiment un double-cerveau), mais passionnant : un audit d'une grande organisation, des objectifs à clairement mettre en place, et la mise en place de ces objectifs... du pur plaisir. Ca m'a remis quelque peu les pendules à l'heure au moyen de 2,3 baffes plus-ou-moins méritées.
Un objectif de discipline à atteindre. Mon but est dessiné.

Si on me propose un 3eme entretien, et le job in fine, je fais quoi ?
mmmh, très bonne question. Continuerais-je ce projet en parallèle ? Non, impossible. Il faudra y mettre un terme.

La question :
Aurais-je une autre opportunité de mettre en place un tel projet (j'ai des subsides!) ? Peut-être pas.
Aurais-je une autre opportunité de rentrer dans du conseil en stratégie ? peut-être oui, et peut-être même avec de meilleures chances si ce projet fonctionne.

En tous les cas, pour le moral, ça fait du bien. Cette discussion avec ces gars intelligents et ambitieux, pour lequel un mot est un mot, signe de discipline ultime - ça donne du rythme, ça fait exploser le cerveau et ça donne des ailes.

J'ai en fait besoin d'une deuxième activité. Le temps que cela démarre. Le tout est d'être plongé avec des têtes passionnées et disciplinées.

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