mercredi, octobre 29, 2008

le milieu carcéral, celui de l'entreprise...

ça paraît stupide et facile, mais j'ai l'impression que l'on pourrait en tirer un parallélisme ; bien que je n'aie jamais fait de prison. L'image que j'en ai à travers les films m'en donne l'impression.


La prison, milieu extrême d'où on en ressort encore plus "dur", voire plus criminel que lorsque l'on y entre. Une aberration de notre temps ; personnellement, je trouve qu'une masse potentielle de travail qui ne dégage pas de valeur ajoutée, y compris pour la famille de la victime, n'est pas des plus pédagogique, voire juste. Pourquoi "payer"/ s'endetter pour une unité nocive ? Unité qui sera encore plus nocive lorsque libre. Le bagne, un siècle auparavant, était inhumain. Néanmoins, il accordait une forme d'honneur à toutes les parties. De plus, cette notion de travail, contribuait quelque peu à la ré-intégration du condamné dans la société, ayant inculqué une notion d'effort, de peine, et de satisfaction. Et non à une situation amorphe, enfumée de stupéfiant, remplie de violence où in fine tout le monde est perdant : la victime & proches, la société, les gens dehors, le contribuable, le gardien de prison,... et le condamné lui-même. Aparté nécessaire terminé.



2 jours se sont passés. Mes honoraires ont été révélés par la "comptabilité". Mes "collègues" sympathiques au titre +2 du mien se sont tout d'un coup révélés "autre".
AVANT: Tom gentil marginal qui part toujours en vacance.
MAINTENANT: Tom, c'est qui ce gars qui gagne plus que moi ? Mélange de crainte, de respect, et de jalousie.
"JALOUSIE" - cet état d'esprit que je voulais à tout prix éviter. M'y voilà.
J'ai signé pour un an, et j'ai l'impression que je vais devoir me comporter selon une attitude inédite pour moi : dure, et sûre de soi. Je voulais me la couler douce dans mes vêtements bon marché, mal rasé, arrivant quelque peu en retard, faire éveiller une certaine sympathie par une apparente naïveté, et obtenir les informations selon ce côté qui m'est très personnel.
Maintenant, la donne a changé. Heureusement que je suis indépendant, que je sois maintenant hors-course, et que j'aie signé pour un an.

Le rapport entre ces 2 paragraphes, et le titre ?
Dans un univers fermé, où l'on y "enferme" des gens ambitieux et talentueux, ceux, qui montent, développent des capacités qui leurs seront utiles dans le futur, et le jour où ces derniers seront relâchés dans la nature. Ils maitrisent leurs destins. Le reste non flexible, par rapport à de nouvelles situations et opportunités, je ne leur donne pas cher de leur peau lors d'une restructuration.

Ma stratégie ?
Faire jouer le doute, continuer mon petit bonhomme de chemin, garder ma bonhommie à la "Dehaene" tout en tentant de rester "pro". Et pour ceux qui savent (aka les supérieurs +3, +4), être irréprochable, direct, clair - impeccable, et apporter au moins un "hahaaaa, j'ai appris quelque chose"/ mois, ce qui risque de n'être pas évident. Ah oui, et être prudent ; longer les murs (j'évite maintenant la cafetaria où l'on pourrait me poser des questions. Ne fût-ce que pour un petit temps). Si je survis à cette expérience, voire la mène à bien...

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samedi, octobre 11, 2008

JE SUIS DEVENU INDEPENDANT !


Voilà, les papiers ont été fait la semaine passée. Depuis le 6 octobre - "jour de grève nationale", un symbole pour moi, je suis devenu officiellement indépendant. Avec un contrat d'un an - payé correctement, sur un business complètement différent de celui dans lequel je voulais me destiner. Mon projet perso est mort - il renaitra, un jour. Peut-être.

Je travaille en Wallonie, dans la région de Mons-La Louvière-Charleroi. C'est un hasard. Le business/ challenge est intéressant - les gens également, même si étant le seul francophone belge à un niveau de management (les autres sont soit anglais, français ou flamands). J'ai la hargne, je suis un guerrier, j'acquérirai mes lettres de noblesse, à la hache. Fini ma période "mélancolico-dépressivekeke-plaignezmoi". J'ai trouvé une source d'énergie qui me tient à flot - tous les 3,4 mois, il faut que je m'y abreuve. Obligation, où je redeviendrai domestique.

En train de regarder pour une voiture discrète et emménager. La crise est là, mais cette situation "m'inspire", me donne des forces - "employé" est le pire des statuts ; on vit, on s'endort dans son confort, et puis zoom Fortis se plante - "j'ai eu l'habitude d'être nourri tous les mois, euh je fais quoi? C'est dangereux dehors". J'ai été (salement) viré une fois. Ma première expérience professionnelle - 8 ans auparavant. Groupe français en restructuration (oui je suis une victime du 11 septembre), combiné à une incompatibilité de caractère ("commercial dans le monde "poudre aux yeux" de la publicité", j'aime pas). Couperet. Plus jamais employé. Pas de crédit. Pas de mensonge à tenir. Pas de train de vie auquel je me suis habitué. Pas d'attache. Aucune confiance dans le monde de l'entreprise - si ce n'est la mienne. A 50 ans, je continuerai à travailler. J'ai 30 ans aujourd'hui. Ma vie commence enfin.

Folie hier soir en revenant du boulot; 165€ pour une bouteille de Cristal Roederer - on la boira dimanche - en famille - car c'est un jalon accompli un peu "grâce à/à cause" d'eux, car j'ai du bol d'en avoir une.

Cette crise est une opportunité pour moi. J'espère qu'elle le sera pour vous aussi. Je continuerai à écrire, et vous tiendrai au courant. Merci pour vos messages - l'aventure continue.

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